Sortir du besoin constant de l’autre : un travail concret sur les liens affectifs
Vous attendez un message qui ne vient pas, et l’absence vous envahit entièrement. Vous donnez beaucoup dans vos relations, parfois trop, sans toujours comprendre pourquoi le manque revient aussi vite. Ce que vous traversez a un nom — la dépendance affective — et c’est une réalité que de nombreuses personnes connaissent sans l’identifier clairement. Ce n’est pas une faiblesse de caractère, c’est une façon d’être en lien qui s’est construite au fil du temps, souvent dès l’enfance, et qui peut se travailler en profondeur.
Se retrouver pris dans ce type de fonctionnement, c’est souvent vivre avec la conviction que l’on a besoin de l’autre pour se sentir entier. Les relations deviennent alors un terrain de tension permanente : peur de l’abandon, difficulté à poser des limites, tendance à s’effacer pour maintenir un lien à tout prix. Un accompagnement thérapeutique ciblé peut permettre de mettre des mots sur ces mécanismes, de les comprendre sans se juger, et d’explorer progressivement d’autres façons d’entrer en relation avec soi et avec les autres.

Qu’est-ce que la dépendance affective et comment se manifeste-t-elle au quotidien ?
La dépendance affective est un mode relationnel dans lequel le sentiment de valeur personnelle est étroitement lié à l’approbation, à la présence ou à l’amour de l’autre. Elle ne se limite pas aux relations amoureuses : elle peut aussi s’exprimer dans les liens amicaux, familiaux ou professionnels. Reconnaître ce fonctionnement est souvent le premier pas d’un vrai changement.
Concrètement, cela peut ressembler à une vigilance constante aux signaux de l’autre, une anxiété diffuse dès que la relation semble moins stable, ou encore une incapacité à rester seul sans ressentir un vide difficile à supporter. Ces expériences, même si elles semblent intenses et envahissantes, sont des points d’appui précieux pour comprendre ce qui se joue en profondeur.
Il existe aussi des manifestations plus silencieuses : se sacrifier régulièrement pour éviter le conflit, ignorer ses propres besoins pour préserver le lien, ou ressentir une culpabilité immédiate dès que l’on tente d’affirmer quelque chose. Ces schémas relationnels répétitifs s’installent souvent de façon progressive, et leur exploration en séance permet d’en dénouer progressivement les ressorts.
Comment la thérapie ACT aide-t-elle à sortir des schémas de dépendance affective ?
La thérapie ACT — Thérapie d’Acceptation et d’Engagement — est une approche fondée sur des données probantes, qui ne cherche pas à effacer les émotions douloureuses mais à changer la relation que l’on entretient avec elles. Elle s’appuie notamment sur la pleine conscience fonctionnelle pour aider à prendre du recul face aux pensées et aux ressentis qui alimentent la dépendance affective.
Dans le cadre de la dépendance affective, l’ACT permet de distinguer ce que l’on ressent de ce que l’on fait avec ce ressenti. Par exemple, ressentir de la peur de l’abandon est une expérience intérieure ; s’effacer systématiquement pour la faire taire est un comportement que l’on peut explorer et faire évoluer. Cette distinction ouvre un espace de liberté réel, construit progressivement au fil des séances.
L’engagement — le E de l’ACT — est aussi central : il s’agit d’identifier ce qui compte vraiment pour soi et d’agir en accord avec ces valeurs, même en présence d’émotions difficiles. C’est une façon de reprendre pied dans ses relations non pas en les contrôlant, mais en se reconnectant à ce que l’on est profondément, indépendamment du regard de l’autre.


Pour qui est utile un accompagnement pour la dépendance affective ?
Cet accompagnement s’adresse à toute personne adulte qui se reconnaît dans des schémas relationnels épuisants, qu’elle soit en couple, seule, ou en période de transition affective. Il n’est pas nécessaire de traverser une crise majeure pour entamer une démarche : parfois, c’est simplement la répétition d’un même type de souffrance qui pousse à chercher un regard extérieur.
Les personnes qui consultent pour ce type de problématique ont souvent du mal à exprimer leurs besoins, à recevoir sans se sentir redevables, ou à maintenir une relation sans en faire le centre de leur équilibre. Certaines ont vécu des ruptures difficiles à surmonter, d’autres fonctionnent depuis longtemps dans des liens déséquilibrés sans savoir comment en sortir.
Les couples peuvent également être concernés, notamment quand la dynamique à deux est marquée par une asymétrie émotionnelle forte, une dépendance mutuelle, ou une difficulté à exister comme individus tout en étant ensemble. Qu’il s’agisse d’une démarche individuelle ou en couple, la première séance est consacrée à la compréhension du contexte propre à chaque personne.
Comment se passe concrètement une séance autour de la dépendance affective ?
Une séance dure en moyenne une heure. Elle se déroule dans un espace où la parole est libre, sans attente de performance ni d’obligation de tout dire d’emblée. Le rythme est généralement hebdomadaire en début d’accompagnement, puis peut évoluer vers un suivi bimensuel selon l’avancement du travail et les besoins de la personne.
Les premiers échanges servent souvent à cerner précisément ce qui se joue : depuis quand ce fonctionnement est présent, dans quels contextes relationnels il s’active le plus, quelles émotions il génère. Cette phase de compréhension n’est pas passive — elle est déjà en elle-même un travail d’élaboration qui peut apporter un soulagement réel.
Au fil des séances, le travail s’approfondit autour des croyances sur soi et sur les relations, des besoins émotionnels fondamentaux, et des façons de les exprimer autrement que par la dépendance. L’approche non directive créatrice (ANDC®), issue de la formation reçue au CRAM de Montréal, donne toute sa place à l’expérience intérieure de la personne, sans chercher à orienter vers une prédéfinie.


Pourquoi l’approche ANDC® est-elle particulièrement adaptée aux difficultés affectives ?
L’ANDC® — Approche Non Directive Créatrice — est une approche humaniste de la relation d’aide qui place la personne au centre de son propre processus. Elle repose sur l’idée que chacun porte en lui la capacité de comprendre ce qui le fait souffrir et d’évoluer à partir de là, à condition d’être accompagné dans un espace de confiance suffisant.
Dans le contexte de la dépendance affective, cette approche est particulièrement pertinente parce qu’elle ne cherche pas à produire un changement de l’extérieur. Elle invite plutôt à une exploration progressive de ce que l’on ressent, de ce que l’on veut réellement et de la façon dont on s’est construit dans ses relations. Ce mouvement intérieur, quand il est soutenu et non précipité, peut avoir des effets durables sur les modes de liens.
Laetitia Lahanier, formée à l’ANDC® et titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, combine cette approche avec les outils de l’ACT pour offrir un cadre à la fois ancré dans le vécu subjectif et structuré par des techniques validées. Cette articulation entre présence à l’autre et rigueur méthodologique est au cœur de la façon dont les séances sont conduites.
Quelle différence entre souffrir en amour et être en dépendance affective ?
Souffrir dans une relation ou après une rupture est une expérience universelle. La dépendance affective, elle, se distingue par sa répétition et par le fait que la souffrance devient un mode de fonctionnement, pas seulement une réaction ponctuelle. La différence est dans la durée, dans l’intensité, et dans l’impact réel sur la vie quotidienne et l’estime de soi.
Quand la peur de perdre l’autre dicte la majorité des décisions, quand l’abandon — réel ou imaginé — génère une détresse disproportionnée, quand on se retrouve à renoncer à soi-même pour maintenir un lien, ces signaux méritent attention. Ils ne définissent pas qui vous êtes : ils indiquent simplement là où un travail sur soi peut faire une vraie différence.
La distinction entre souffrance ordinaire et fonctionnement dépendant n’est pas toujours évidente à faire seul. C’est précisément dans cet espace d’entre-deux que l’accompagnement peut être utile : non pas pour étiqueter, mais pour offrir une lecture plus claire de ce qui se passe, à partir de ce que la personne vit elle-même.

Travailler sur la dépendance affective à Mouans-Sartoux avec une praticienne certifiée
Laetitia Lahanier reçoit en cabinet à Mouans-Sartoux des personnes venant des communes voisines comme Grasse, Mougins, Valbonne ou Sophia Antipolis, ainsi que des personnes de Cannes, Antibes, Le Cannet et Mandelieu qui cherchent un accompagnement ciblé sur les liens affectifs. Un second cabinet à Callian permet également de recevoir des personnes venant du Var ou de l’arrière-pays.
Pour ceux dont la situation géographique ou l’emploi du temps ne permet pas un déplacement régulier, les séances en visioconsultation offrent une continuité sans contrainte de distance. Le cadre reste le même : une heure dédiée, un espace d’échange structuré, et une progression pensée sur la durée. La prise de rendez-vous s’effectue directement en ligne, avec la possibilité d’une première séance d’orientation pour comprendre la demande et voir comment l’accompagnement peut s’organiser.
Ce qui distingue cet accompagnement, c’est l’articulation entre relation d’aide authentique et approches thérapeutiques structurées — ACT et ANDC® — portées par une psychopraticienne dont la formation couvre à la fois la psychologie et la pratique de terrain. Que vous soyez au début d’une prise de conscience ou déjà engagé dans une réflexion sur vos modes relationnels, une séance peut être le point de départ d’un travail concret sur ce qui vous retient dans ces liens épuisants.
