Pourquoi je m’attache si vite aux autres et comment arrêter de souffrir de mes relations ?
Vous rencontrez quelqu’un, et en quelques jours à peine, vous pensez à lui ou à elle de façon presque constante. Vous analysez chaque message, chaque silence, chaque regard. Vous vous projetez, vous vous inquiétez de perdre cette personne avant même qu’un lien réel ne se soit construit. Ce n’est pas de l’enthousiasme excessif. C’est une façon d’être en relation que vous portez depuis longtemps, et qui vous épuise.
Ce vécu n’est ni une faiblesse de caractère ni une question de manque de volonté. Il correspond à des schémas relationnels profonds, souvent anciens, qui se réactivent dès qu’une nouvelle relation s’amorce. Comprendre pourquoi vous fonctionnez ainsi, et ce que cela révèle de vos besoins émotionnels, est précisément ce sur quoi un accompagnement peut porter. Pas pour effacer ce que vous ressentez, mais pour apprendre à le traverser autrement.

Qu’est-ce qui se passe réellement quand on s’attache trop vite en amour ou en amitié ?
S’attacher très rapidement à une personne n’est pas un hasard. C’est souvent le signe que certains besoins fondamentaux — être rassuré, se sentir choisi, exister aux yeux de l’autre — cherchent une réponse urgente dans chaque nouvelle relation. Ce mécanisme a une logique interne, même s’il produit des effets douloureux.
Dans ces situations, l’intensité émotionnelle est très élevée dès le début. On peut ressentir une forme d’euphorie, puis très vite de l’anxiété, une peur de l’abandon, un besoin de réassurance répété. Le lien semble vital alors qu’il est encore fragile. Cette alternance d’espoir et d’inquiétude est épuisante, et elle perturbe souvent la relation elle-même avant qu’elle ne prenne vraiment forme.
Ce que l’on observe fréquemment, c’est que ces schémas se répètent d’une relation à l’autre. Même en étant conscient du phénomène, on se retrouve à revivre les mêmes dynamiques. C’est précisément là qu’un travail d’exploration — sur soi, sur ses modes de fonctionnement relationnels et sur les émotions qui les alimentent — peut ouvrir un espace différent.
Pourquoi ce schéma d’attachement intense se répète-t-il malgré moi ?
Ce schéma se répète parce qu’il est inscrit dans une façon d’être en lien qui s’est construite bien avant les relations adultes. Les premières expériences de connexion émotionnelle — avec des figures de proximité, dans l’enfance ou l’adolescence — ont façonné une carte relationnelle intérieure. Cette carte guide, souvent à notre insu, la façon dont on perçoit les autres, dont on évalue les situations, et dont on réagit à la proximité ou à l’éloignement.
La répétition de ce schéma n’est pas une défaillance. C’est une réponse apprise, qui a rempli une fonction à un moment donné. Le problème, c’est qu’elle continue à s’activer dans des contextes où elle n’est plus adaptée, générant une souffrance réelle : jalousie diffuse, peur de ne pas être assez, sentiment d’être trop envahissant ou trop dépendant.
Travailler sur ces répétitions demande du temps et un cadre sécurisant. Laetitia Lahanier, psychopraticienne certifiée en ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement) et formée à l’ANDC® (Approche non directive créatrice) au CRAM de Montréal, accompagne les adultes dans l’exploration de ces dynamiques. Les séances, d’une durée d’environ une heure, permettent d’identifier les patterns relationnels et d’en comprendre l’origine sans jugement.


Comment la thérapie ACT peut-elle aider face à un attachement douloureux ?
La thérapie ACT agit différemment d’une approche purement analytique. Elle ne cherche pas à supprimer les émotions difficiles, mais à modifier le rapport qu’on entretient avec elles. Quand on souffre d’un attachement trop intense, les émotions comme la peur du rejet ou le besoin de fusion prennent souvent une place envahissante. L’ACT propose des outils pour ne plus être gouverné par elles.
Concrètement, ce travail passe par la pleine conscience fonctionnelle, la clarification de ce qui compte vraiment pour soi, et le développement d’une flexibilité psychologique. Cela permet de rester en contact avec ses émotions sans être submergé, et d’agir selon ses valeurs plutôt que selon la panique relationnelle du moment.
Les personnes qui s’engagent dans ce type de travail décrivent souvent un changement progressif dans leur façon de vivre les nouvelles relations : moins d’urgence à tout contrôler, plus de capacité à tolérer l’incertitude inhérente au lien. Cela ne signifie pas cesser de ressentir profondément — cela signifie ne plus être prisonnier de ce qu’on ressent.
Pour qui est indiqué un accompagnement sur les schémas d’attachement ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui reconnaissent chez eux un pattern récurrent : s’emballer très vite pour quelqu’un, devenir très vite anxieux à l’idée de perdre cette personne, et souffrir de façon disproportionnée lorsqu’un lien s’effiloche ou se brise. Ce vécu peut concerner les relations amoureuses, mais aussi les amitiés ou certaines relations professionnelles.
Il s’adresse aussi aux personnes qui ont du mal à poser des limites, qui ont tendance à mettre leurs propres besoins de côté pour préserver le lien, ou qui se retrouvent régulièrement dans des relations déséquilibrées. La difficulté à exprimer ce dont on a besoin dans une relation est souvent intimement liée à la peur de ne pas être assez aimé pour que l’autre reste.
Les couples peuvent également être accompagnés lorsque l’un ou les deux partenaires vivent ces dynamiques à l’intérieur du lien. Une séance de couple permet d’aborder les tensions relationnelles dans un espace tiers, structuré, où chacun peut s’exprimer sans que l’échange ne tourne à la confrontation.


Comment se déroule une première séance autour de l’attachement et des émotions relationnelles ?
La première séance est généralement axée sur la compréhension du contexte. Il s’agit avant tout d’un espace pour parler librement de ce que vous vivez — sans grille de lecture imposée, sans évaluation, sans injonction à changer quoi que ce soit tout de suite. Cette rencontre permet d’établir ce qui vous amène, ce que vous ressentez, et ce que vous souhaitez explorer.
Les séances durent en moyenne une heure. Le rythme peut être hebdomadaire ou bimensuel selon les situations et les disponibilités de chacun. Certaines personnes viennent de Mouans-Sartoux pour des séances en cabinet, d’autres rejoignent le cabinet depuis Grasse, Mougins, Valbonne ou Sophia Antipolis. Les séances en visioconsultation permettent à des personnes situées plus loin — ou en période de mobilité réduite — de s’engager dans un travail régulier sans contrainte géographique.
L’accompagnement ne suit pas un protocole rigide. Il s’adapte à ce que vous apportez en séance, à votre rythme, à vos résistances éventuelles. L’objectif n’est pas de vous faire correspondre à un modèle, mais de vous aider à mieux vous comprendre pour vivre vos relations avec davantage de liberté intérieure.
Combien de séances faut-il pour commencer à changer son rapport à l’attachement ?
Il n’existe pas de réponse universelle à cette question. Certaines personnes commencent à percevoir un changement dans leur façon d’appréhender les relations après quelques séances. D’autres ont besoin d’un travail plus long pour démêler des schémas installés depuis de nombreuses années. Ce qui compte, c’est la régularité et la qualité de présence dans le travail.
Un rythme hebdomadaire au départ permet souvent d’installer une dynamique, de ne pas laisser trop de distance entre les séances, et de maintenir le fil de ce qui est exploré. Un rythme bimensuel peut convenir ensuite, lorsqu’un ancrage plus stable se met en place. Laetitia Lahanier ajuste ce cadre en fonction de l’évolution de chaque personne.
Ce qui émerge progressivement, c’est une capacité nouvelle à observer ses propres réactions sans s’y noyer — à reconnaître le moment où l’anxiété d’attachement s’active, à comprendre ce qu’elle dit de soi, et à choisir comment y répondre. Ce changement de posture face à ses propres émotions est au cœur du travail proposé en ACT.

Prendre rendez-vous avec Laetitia Lahanier, psychopraticienne à Mouans-Sartoux et en visio
Si vous vous reconnaissez dans ce que décrit cette page — l’attachement rapide, la peur du vide, la souffrance répétée — une première séance peut être un point de départ concret. Elle ne vous engage à rien d’autre qu’à prendre le temps d’être entendu et de mettre des mots sur ce que vous traversez.
Laetitia Lahanier reçoit en cabinet à Mouans-Sartoux, et propose également des séances en visioconsultation pour les personnes venant de Cannes, Antibes, Le Cannet, Mandelieu ou de toute autre ville en France. Cette modalité permet de maintenir un suivi régulier, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, sans que la distance soit un obstacle à l’engagement dans un travail sur soi.
Titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, certifiée en ACT et formée à l’ANDC® (Approche non directive créatrice), elle accompagne les adultes dans un cadre de relation d’aide structuré et adapté à chaque situation. La prise de rendez-vous se fait directement en ligne, pour une première séance en cabinet ou en visio, au moment qui vous convient.
