Quand s’approcher de l’autre fait peur : comprendre ce qui bloque l’engagement
Quelque chose se noue dans la poitrine au moment où une relation commence à devenir sérieuse. L’envie d’être proche est bien là, mais une résistance intérieure — diffuse, tenace — prend le dessus. On repousse, on s’éloigne, ou on reste dans une relation sans jamais vraiment s’y donner. Ce n’est pas un manque de sentiments, ni une incapacité à aimer. C’est souvent l’expression d’une protection qui s’est mise en place bien avant, à une époque où se montrer vulnérable était risqué.
Cette tension entre le désir de lien et la crainte de ce même lien touche de nombreux adultes, parfois sans qu’ils parviennent à la nommer clairement. Elle s’installe dans des schémas relationnels répétitifs : les mêmes disputes qui reviennent, les mêmes distances qui s’installent, les mêmes besoins qui restent non exprimés. Mettre des mots sur ce qui se joue — sans jugement, à son propre rythme — est souvent ce qui permet d’en comprendre la logique et, progressivement, d’envisager autre chose.

Pourquoi la peur de l’intimité est difficile à reconnaître seul
La peur de l’intimité ne se présente pas toujours sous la forme d’une phobie claire ou d’un refus explicite. Elle se glisse dans les comportements du quotidien, dans les silences qui durent trop longtemps, dans la tendance à tout intellectualiser pour ne pas ressentir, ou dans une hyperactivité relationnelle qui tient l’autre à distance tout en donnant l’impression de s’engager.
Ce mécanisme a souvent une histoire. Il peut être lié à des expériences d’abandon, de rejet, de relation fusionnelle ou au contraire très froide dans l’enfance. Le corps et la psyché ont appris à se protéger de ce qui faisait mal. Ce que l’on perçoit comme une incapacité à s’engager est fréquemment une réponse adaptative construite pour survivre à des situations émotionnellement difficiles.
Reconnaître cela sans se blâmer est une étape centrale du travail en relation d’aide. Les séances durent en moyenne une heure, et la première est souvent consacrée à comprendre le contexte de la personne : son histoire, ce qui la préoccupe, ce qu’elle souhaite explorer. Rien n’est imposé. Le rythme appartient à celle ou celui qui vient.
Comment l’ACT aide à sortir des schémas d’évitement relationnel
La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, connue sous l’acronyme ACT, repose sur un principe simple mais souvent contre-intuitif : ce n’est pas en combattant ses pensées ou ses émotions difficiles qu’on en souffre moins, c’est en apprenant à les observer sans les laisser diriger chaque décision. Dans le contexte de la peur de l’intimité, cela change beaucoup de choses.
Concrètement, l’ACT aide à identifier les valeurs profondes d’une personne — ce qui compte vraiment pour elle dans ses relations — et à observer comment la peur ou l’évitement l’en éloignent. Ce n’est pas un travail de suppression des émotions, mais un travail de clarification : comprendre ce que l’on ressent, d’où cela vient, et ce vers quoi on souhaite aller malgré l’inconfort.
Laetitia Lahanier, certifiée en ACT, intègre cette approche dans un cadre qui laisse de la place à l’exploration personnelle. La pleine conscience fonctionnelle — l’une des composantes de l’ACT — permet de développer une capacité à observer ses réactions sans en être submergé, ce qui s’avère particulièrement utile dans les moments d’intensité émotionnelle liés aux relations.


Qu’est-ce que l’ANDC® apporte dans le travail sur la difficulté à s’engager
L’Approche Non Directive Créatrice, ou ANDC®, est une méthode développée au CRAM de Montréal. Elle part d’un postulat fondamental : chaque personne porte en elle les ressources nécessaires à sa propre compréhension, à condition d’avoir un espace suffisamment sécurisé pour les laisser émerger.
Dans le travail sur l’intimité et l’engagement, cette approche est particulièrement pertinente. Elle ne cherche pas à instruire ni à orienter. Elle accompagne la personne dans la rencontre avec ses propres ressentis, ses propres besoins, ses propres résistances. Ce qui se dépose dans cet espace — parfois pour la première fois — peut ouvrir des compréhensions que les analyses rationnelles n’avaient pas permises.
L’ANDC® s’inscrit dans une tradition humaniste de la relation d’aide. Elle s’intéresse à ce que la personne vit, pas seulement à ce qu’elle pense de ce qu’elle vit. Pour quelqu’un qui a appris à mettre ses émotions de côté dans ses relations, cette différence de positionnement peut être décisive.
Pour qui est adaptée cette démarche à Mouans-Sartoux
Cette démarche s’adresse aux adultes qui ressentent une forme de blocage dans leurs relations : une difficulté à laisser l’autre entrer vraiment, une tendance à fuir dès que la relation prend de l’importance, ou au contraire une dépendance affective qui génère une anxiété constante à l’idée d’être abandonné. Elle peut concerner une personne seule, mais aussi un couple qui traverse des difficultés à se rejoindre émotionnellement.
À Mouans-Sartoux, les séances en cabinet permettent un espace de rencontre physique, ancré, où la présence compte autant que les mots. Les personnes venant de Grasse, de Mougins, de Valbonne ou de Sophia Antipolis rejoignent facilement ce cabinet, situé dans un secteur accessible des Alpes-Maritimes. Un second cabinet est également disponible à Callian pour ceux qui se trouvent dans l’arrière-pays varois.
Les séances se tiennent en général de façon hebdomadaire ou bimensuelle selon les situations. Ce rythme permet d’ancrer le travail dans la durée sans le rendre pesant. Les personnes traversant une période de transition — séparation, crise relationnelle, solitude affective prolongée — y trouvent souvent un espace structurant pour traverser ce moment.


Comment se passe concrètement un accompagnement autour de la peur de l’intimité
La première séance ne cherche pas à tout résoudre. Elle vise avant tout à créer les conditions d’une relation de confiance et à comprendre ce qui amène la personne : son histoire, ses tentatives passées, ce qui la freine aujourd’hui. C’est un temps d’écoute, pas d’évaluation.
Au fil des séances — d’une heure en moyenne —, le travail s’approfondit. On explore les émotions difficiles qui surgissent en relation : la honte de montrer ses besoins, la peur de perdre l’autre si on s’exprime vraiment, la colère qui surgit quand on se sent vulnérable. Ces émotions ne sont pas des obstacles à contourner. Elles sont les points d’entrée d’une compréhension plus fine de ce qui se joue.
Des outils concrets issus de l’ACT permettent progressivement de différencier les réactions automatiques des choix réfléchis. La personne apprend à reconnaître les moments où la peur prend les commandes et à retrouver une capacité d’action plus alignée avec ce qu’elle souhaite vraiment pour ses relations. Ce n’est pas un processus linéaire, mais chaque séance contribue à construire quelque chose.
Travailler avec Laetitia Lahanier à Mouans-Sartoux : ce qui distingue cette prise en charge
Laetitia Lahanier est psychopraticienne, titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, formée à l’ANDC® au CRAM de Montréal et certifiée en ACT. Cette combinaison de formation académique et d’approches expérientielles lui permet d’aborder la peur de l’intimité sous plusieurs angles complémentaires, selon ce qui est juste pour chaque personne.
Les séances se tiennent en cabinet à Mouans-Sartoux, avec une accessibilité particulièrement adaptée aux personnes venant de Cannes, du Cannet, d’Antibes ou de Mandelieu. Pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer, la visioconsultation offre un cadre tout aussi structuré, sans contrainte géographique. L’accompagnement reste identique dans sa qualité, quelle que soit la modalité choisie.
La prise de rendez-vous se fait directement en ligne, sans délai administratif. La première séance permet de poser le cadre, de vérifier que l’approche correspond à ce que la personne recherche, et de décider ensemble de la suite. Ce premier contact est souvent ce qui permet de passer de la réflexion à l’action — et de commencer à faire quelque chose concrètement de cette difficulté à s’engager.
