Traverser le deuil sans se perdre : trouver un espace pour accueillir ce que l’on ressent vraiment
La perte d’un proche bouleverse souvent ce que l’on croyait stable en soi. Les repères changent, les journées perdent leur rythme habituel, et certaines émotions — la colère, la culpabilité, le vide, parfois même le soulagement — peuvent surprendre et dérouter. Ce que l’on ressent n’est pas toujours ce que l’on attendait, et cet écart entre ce qu’on vit et ce qu’on pense devoir ressentir peut rendre la période encore plus difficile à traverser.
Chercher un espace pour parler de ce que l’on vit après un deuil, c’est reconnaître que certaines choses ne se règlent pas seules, ni avec le temps, ni avec le soutien de l’entourage seul. Un accompagnement individuel peut offrir quelque chose de différent : un lieu où les émotions sont reçues sans jugement, où il devient possible d’explorer ce que cette perte signifie pour soi, dans sa propre histoire.

Pourquoi le deuil peut-il être si difficile à traverser seul ?
Le deuil n’est pas une étape uniforme. Chaque personne vit la perte différemment selon ses liens affectifs, son histoire personnelle, ses ressources intérieures et son contexte de vie. Certains ressentent une tristesse profonde et continue, d’autres une sorte d’anesthésie émotionnelle qui empêche de pleurer malgré une douleur réelle. Ces variations ne signifient pas que l’on traverse mal son deuil.
Ce qui rend la période particulièrement lourde, c’est souvent l’impossibilité d’exprimer certaines émotions sans craindre de blesser ou d’inquiéter l’entourage. On retient, on minimise, on tente de « tenir ». Ce mécanisme, bien compréhensible, peut progressivement créer une fatigue émotionnelle, une surcharge intérieure qui se manifeste différemment selon les personnes : irritabilité, difficultés à dormir, repli sur soi, sensation de tourner en rond.
Un accompagnement structuré, avec un rythme hebdomadaire ou bimensuel selon la situation, permet de créer un espace régulier pour déposer ce que l’on porte. Ce n’est pas un signe de faiblesse. C’est une manière active de prendre soin de ce que l’on traverse, sans s’y noyer.
Comment la thérapie ACT peut-elle aider à traverser un deuil ?
La thérapie ACT, ou Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, est une approche fondée sur la psychologie humaniste et la pleine conscience fonctionnelle. Elle ne cherche pas à effacer la douleur ni à accélérer artificiellement le processus de deuil. Elle aide à créer un rapport différent à ce que l’on ressent : moins de lutte contre les émotions, plus de capacité à les traverser sans en être submergé.
Concrètement, ce travail passe par l’identification des schémas de pensée qui s’activent autour de la perte — la rumination, l’auto-accusation, les « si j’avais su », les comparaisons douloureuses. Ces schémas répétitifs sont souvent au cœur de ce qui empêche d’avancer, non parce qu’ils sont faux, mais parce qu’ils monopolisent l’espace intérieur sans ouvrir vers autre chose.
Laetitia Lahanier, certifiée en ACT et formée à l’ANDC® (Approche non directive créatrice) au CRAM de Montréal, utilise ces outils pour aider ses patients à identifier ce qui compte vraiment pour eux, même au cœur d’une période de perte. Une séance dure en moyenne une heure, et la première rencontre est souvent consacrée à comprendre le contexte de la personne, sans précipiter ni orienter d’emblée.


Qu’est-ce que l’on peut attendre d’un accompagnement après la perte d’un proche ?
Un accompagnement après un deuil ne suit pas de protocole unique. Chaque parcours se construit en fonction de ce que la personne apporte, de ce qu’elle est prête à explorer et du rythme qui lui convient. Il n’y a pas de durée fixe, ni de résultat garanti. Ce qui se met en place, progressivement, c’est une capacité à mieux comprendre ses propres réactions émotionnelles.
Ce que beaucoup décrivent, au fil des séances, c’est une forme de clarté progressive. Non pas l’absence de douleur, mais une relation moins chaotique à cette douleur. Certaines personnes parviennent à nommer pour la première fois ce qu’elles ressentent vraiment, au-delà de ce qu’elles pensaient être « normal » d’exprimer dans ce contexte. Cette distinction peut faire une vraie différence dans la manière de vivre les semaines qui suivent.
Le travail s’appuie sur la relation d’aide, un cadre où l’écoute active et la non-directivité créatrice permettent à la personne d’explorer son vécu à son propre rythme. Il ne s’agit pas d’analyser le passé à distance, mais d’être présent à ce qui se passe maintenant, séance après séance, avec ce que cela mobilise réellement.
Pour qui cet accompagnement est-il particulièrement adapté ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui traversent une période de perte, qu’il s’agisse du décès d’un parent, d’un conjoint, d’un ami proche ou d’une figure d’attachement importante. Il peut également concerner des personnes dont le deuil remonte à plusieurs mois ou années, mais qui sentent que quelque chose reste bloqué, incompris ou jamais vraiment traversé.
Certaines personnes viennent parce qu’elles ne comprennent pas ce qu’elles ressentent. D’autres, parce qu’elles ressentent trop. D’autres encore arrivent avec une impression d’être passées à côté de leur propre chagrin, comme si elles avaient « géré » sans réellement vivre. Ces configurations différentes trouvent toutes leur place dans un espace d’accompagnement adapté.
L’accompagnement peut aussi être pertinent pour des personnes dont la perte a réactivé des difficultés relationnelles ou émotionnelles plus anciennes : une anxiété diffuse qui refait surface, des difficultés à poser des limites, une estime de soi fragilisée. La perte d’un proche agit parfois comme un révélateur de dynamiques intérieures qui méritaient déjà d’être regardées de plus près.


Comment se déroule concrètement une séance autour du deuil ?
La première séance dure en moyenne une heure. Elle est principalement consacrée à comprendre la situation de la personne : qui était le proche disparu, quel type de lien existait, depuis combien de temps la perte a eu lieu, et ce qui a amené la personne à consulter à ce moment précis. Rien n’est imposé, rien n’est interprété prématurément.
Les séances suivantes s’organisent selon un rythme hebdomadaire ou bimensuel, selon ce qui correspond le mieux à la situation et aux disponibilités de la personne. Le rythme hebdomadaire est souvent préféré dans les premières semaines, notamment lorsque la douleur est encore vive ou que la surcharge émotionnelle est importante. Un rythme plus espacé peut être adopté progressivement, lorsque la personne a besoin de temps entre les séances pour intégrer ce qui émerge.
Les séances ont lieu en cabinet, à Mouans-Sartoux, et sont également accessibles en visioconsultation. Cette modalité permet à des personnes situées à Grasse, Mougins, Valbonne ou Sophia Antipolis de bénéficier d’un accompagnement sans contrainte de déplacement. Elle est aussi utilisée par des personnes en déplacement fréquent ou dans des périodes où sortir de chez soi demande un effort trop important.
Combien de séances faut-il pour traverser un deuil accompagné ?
Il n’existe pas de nombre de séances universel pour traverser un deuil. Certaines personnes trouvent un apaisement significatif en quelques mois de travail régulier. D’autres choisissent de poursuivre plus longtemps, parce que la perte a ouvert des questions qui valent la peine d’être explorées en profondeur. Ce n’est pas le praticien qui fixe la durée : c’est la personne qui guide, en fonction de ce qu’elle ressent et de là où elle veut aller.
Un point revient souvent : beaucoup de personnes arrivent en pensant qu’elles n’ont « pas grand-chose à dire », puis découvrent à quel point certaines choses n’avaient jamais été verbalisées. Ce déverrouillage progressif prend du temps, et c’est précisément ce temps qui donne de la valeur au travail effectué.
La certification ACT, la formation à l’ANDC® et le Master 1 en psychologie clinique et pathologique de Laetitia Lahanier constituent une base solide pour accompagner des deuils complexes, des deuils ambivalents ou des situations où la perte s’inscrit dans une histoire émotionnelle chargée. Ce n’est pas une garantie de résultat, mais une assurance que l’accompagnement repose sur des outils éprouvés et une compréhension approfondie des processus émotionnels.

Pourquoi consulter Laetitia Lahanier après la perte d’un proche dans les Alpes-Maritimes ou à distance ?
Prendre rendez-vous après une perte, c’est souvent le pas le plus difficile. Non par manque de besoin, mais parce que l’on se demande si ce que l’on vit « mérite » vraiment un accompagnement. Cette question elle-même peut être le signe qu’un espace de parole serait utile — un espace qui accueille ce doute sans le minimiser.
Laetitia Lahanier reçoit en cabinet à Mouans-Sartoux, et accompagne également des personnes venant de Cannes, Antibes, Le Cannet ou Mandelieu, notamment via les séances en visioconsultation qui permettent un suivi régulier sans contrainte géographique. La prise de rendez-vous se fait directement en ligne, ce qui permet de choisir un créneau adapté à son emploi du temps et à son état du moment.
L’accompagnement proposé s’appuie sur la relation d’aide, les outils de l’ACT et une écoute formée à reconnaître les émotions sans les orienter ni les interpréter prématurément. Une première séance suffit souvent à sentir si cet espace correspond à ce que l’on cherche — pas une promesse de résolution rapide, mais un lieu où ce que l’on vit peut enfin être dit, entendu, et progressivement compris.
