Perdre quelqu’un et ne plus savoir comment continuer à vivre sans lui
Certains matins, se lever semble inutile. Les habitudes construites à deux, les rituels du quotidien, les appels téléphoniques qui n’arriveront plus — tout devient une accumulation de petites pertes dans la grande. Quand un proche disparaît, la douleur ne suit pas un calendrier. Elle revient par vagues, souvent au moment où l’on s’y attend le moins, et elle peut laisser une impression troublante : celle d’être seul à ne pas avancer, alors que les autres semblent avoir repris leur vie.
Ce que l’on ressent après un deuil ne ressemble jamais tout à fait à ce que l’on avait imaginé ou à ce que l’on croit devoir ressentir. La tristesse, la colère, le soulagement parfois, ou même une forme d’anesthésie intérieure — toutes ces émotions coexistent, sans logique apparente. Elles peuvent peser sur les relations, rendre difficile la concentration au travail, ou simplement rendre chaque journée plus lourde à traverser. Accompagner ce passage, sans forcer ni accélérer, c’est précisément l’objet d’un travail thérapeutique centré sur le deuil.

Pourquoi le deuil peut bloquer durablement et rendre le quotidien difficile à habiter
Le deuil n’est pas une étape à franchir, ni une case à cocher. Pour de nombreuses personnes, la perte d’un proche entraîne une désorganisation profonde de l’identité, du sens, et des repères affectifs qui structuraient leur vie. Ce n’est pas une question de force ou de fragilité — c’est une réponse humaine à une rupture réelle.
Lorsque le temps passe et que la douleur reste aussi présente, voire s’intensifie, plusieurs mécanismes peuvent être en jeu. Des schémas de pensée envahissants, une difficulté à accepter l’absence malgré la volonté de le faire, ou encore des émotions que l’on n’a pas su mettre en mots au moment de la perte — et qui cherchent maintenant à exister autrement. Ces mécanismes, souvent inconscients, méritent d’être explorés avec accompagnement.
La relation d’aide dans un contexte de deuil ne cherche pas à effacer la douleur, mais à créer un espace où elle peut être reconnue pleinement. C’est un processus qui prend du temps, et dont le rythme appartient toujours à la personne accompagnée. Certains traversent plusieurs mois de séances hebdomadaires avant de sentir un vrai réajustement intérieur. D’autres trouvent un espace de respiration dès les premières rencontres.
Comment se passe un accompagnement thérapeutique autour du deuil en séance ?
La première séance dure en général une heure. Elle est principalement consacrée à comprendre le contexte de la perte, la relation avec le défunt, et la manière dont la personne vit ce deuil au quotidien aujourd’hui. Il n’y a pas de protocole imposé, pas de « bonne » façon de raconter.
L’approche utilisée s’appuie notamment sur l’ACT — la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement —, qui travaille sur la capacité à accueillir ce qui est douloureux sans en faire le centre organisateur de toute son existence. Plutôt que de chercher à supprimer la tristesse ou à « tourner la page », cette approche aide à clarifier ce qui compte encore profondément pour soi, même dans la perte. Laetitia Lahanier, certifiée en ACT et titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique, intègre également les outils de l’ANDC® (Approche non directive créatrice), une méthode développée à Montréal qui place la personne au centre de son propre processus de changement.
Le rythme des séances est défini ensemble. Hebdomadaire dans les périodes de forte charge émotionnelle, bimensuel lorsque la progression s’installe — l’essentiel est que cet espace reste ajusté à ce que la personne vit réellement, semaine après semaine.


Qu’est-ce que la thérapie ACT apporte spécifiquement dans un processus de deuil ?
La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement propose une façon différente d’aborder la douleur. Au lieu de chercher à la faire disparaître, elle invite à observer ce que l’on ressent avec moins de lutte intérieure, ce qui libère progressivement de l’énergie pour continuer à vivre en accord avec ses valeurs profondes.
Dans un contexte de deuil, cela peut prendre des formes très concrètes : apprendre à être présent à ses émotions sans être submergé par elles, distinguer ce que l’on peut influencer de ce qui échappe à toute prise, ou encore retrouver des gestes simples qui redonnent une direction au quotidien. La pleine conscience fonctionnelle — intégrée à l’ACT — joue un rôle central dans ce travail d’ancrage au présent.
Ce n’est pas une approche magique, et les résultats ne sont pas garantis. Mais elle a été étudiée et documentée dans de nombreux contextes de perte et de deuil prolongé. Ce que beaucoup de personnes accompagnées rapportent, c’est une forme de soulagement progressif — non pas parce que le chagrin disparaît, mais parce qu’il cesse de dicter entièrement la façon dont elles habitent leur vie.
Pour qui est indiqué cet accompagnement autour du deuil ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui traversent une perte — récente ou ancienne — et qui ressentent que quelque chose reste bloqué en eux. Que le deuil date de quelques semaines ou de plusieurs années, la souffrance reste valide et mérite un espace pour être entendue.
Certaines personnes viennent après la perte d’un parent, d’un conjoint, d’un ami proche, ou même d’un animal qui avait une place centrale dans leur quotidien. D’autres arrivent après avoir longtemps mis de côté ce qu’elles ressentaient — pour « tenir », pour ne pas peser sur leur entourage — et commencent à sentir que ce refoulement a un coût. La relation d’aide offre alors un cadre pour déposer ce qui n’a pas encore trouvé de lieu.
Les séances sont ouvertes aux personnes seules comme aux couples traversant un deuil commun qui crée des tensions dans leur relation. La perte vécue différemment par deux personnes peut générer des incompréhensions profondes — et ce travail peut aussi se faire à deux, dans un espace sécurisé.


Comment accéder à un accompagnement autour du deuil depuis Cannes ?
Les séances se tiennent en cabinet, avec deux lieux d’accueil distincts : l’un à Mouans-Sartoux, l’autre à Callian. Ces deux adresses sont accessibles depuis Cannes sans contrainte majeure, et des personnes venant de Mougins, de Valbonne ou de Sophia Antipolis fréquentent régulièrement ces espaces.
Pour ceux qui préfèrent éviter les déplacements — notamment dans les périodes où quitter son domicile demande un effort particulier — les séances en visioconsultation sont une alternative pleinement intégrée au suivi. Elles offrent le même cadre d’attention et la même qualité de présence que les rencontres en cabinet, depuis n’importe quel endroit. Cette modalité est souvent choisie par des personnes résidant à Grasse, à Antibes, ou dans des zones moins centrales.
La prise de rendez-vous se fait directement en ligne. Une première séance d’une heure permet d’établir un premier contact, de poser le contexte, et de voir si cet espace correspond à ce dont la personne a besoin — sans engagement immédiat pour la suite.
Combien de séances sont généralement nécessaires pour traverser un deuil avec accompagnement ?
Il n’existe pas de durée standard pour un accompagnement autour du deuil. Certaines personnes trouvent un espace de remise en mouvement en quelques séances. D’autres traversent une année ou plus de travail régulier, selon la nature de la perte, l’histoire relationnelle avec le défunt, et les ressources disponibles dans leur vie.
Ce qui change d’une personne à l’autre, c’est souvent la densité de ce qui reste non dit ou non traversé. Un deuil compliqué par des silences familiaux, une relation ambivalente avec la personne disparue, ou une accumulation de pertes successives demandera généralement plus de temps et de profondeur.
Le rythme est réévalué régulièrement, en accord avec la personne accompagnée. L’objectif n’est pas de maintenir un suivi indéfiniment, mais de construire ensemble un espace évolutif, qui se resserre ou s’allège selon les moments de vie.

Prendre rendez-vous à Cannes avec Laetitia Lahanier pour un accompagnement autour du deuil
Laetitia Lahanier accompagne les personnes endeuillées avec une posture ancrée dans la psychologie humaniste et des outils concrets issus de la certification ACT et de la formation ANDC®. Son parcours — Master 1 en psychologie clinique et pathologique, formation au CRAM de Montréal — lui donne une lecture à la fois structurée et sensible de ce que traversent les personnes en période de perte.
Pour les personnes résidant à Cannes, l’accompagnement est accessible en visioconsultation sans contrainte de déplacement, ou en cabinet à Mouans-Sartoux et à Callian. La relation d’aide s’installe dès la première séance, avec une attention portée au contexte de vie, à l’histoire de la perte, et à ce que la personne ressent réellement — sans chercher à mettre en forme ce qui est encore brut.
La prise de rendez-vous s’effectue directement en ligne. Une première séance d’une heure suffit pour poser les bases d’un accompagnement ajusté à ce que vit chaque personne. Si vous sentez que quelque chose reste coincé depuis la perte d’un proche et que vous cherchez un espace pour commencer à en parler, cette première rencontre peut être un premier pas.
