Traverser une perte : comment avancer quand le deuil semble sans issue
Quelque chose s’est brisé. Une personne aimée n’est plus là, et les jours qui suivent ressemblent à un territoire inconnu, sans repères clairs. Le temps passe, mais la douleur, elle, ne suit pas le calendrier que l’entourage semble espérer. Certains jours, une simple odeur, une chanson, un objet suffit à tout faire remonter. Ce que l’on ressent n’est pas de la faiblesse — c’est la marque d’un lien profond qui cherche à se transformer.
Accepter de traverser un deuil avec un soutien extérieur, c’est souvent ce pas que l’on reporte longtemps, convaincu que le temps seul suffira. Pourtant, beaucoup de personnes découvrent qu’un espace dédié — sans jugement, sans injonction à « aller mieux » — change profondément la façon dont elles habitent cette période. Ce n’est pas une question de fragilité, mais de reconnaître que certaines traversées demandent un accompagnement structuré et humain.

Qu’est-ce que le deuil provoque réellement dans notre rapport à nous-mêmes ?
Le deuil ne se limite pas à la tristesse. Ce qu’il génère touche souvent des dimensions que l’on n’anticipait pas : une colère diffuse, un sentiment de culpabilité, une fatigue profonde qui résiste au sommeil, ou encore une incapacité à se projeter dans l’avenir. Ces réactions sont normales, même quand elles déroutent.
Perdre quelqu’un — ou quelque chose de fondamental, comme une relation, un rôle de vie, une identité — ébranle les cadres internes sur lesquels on s’appuyait. Des émotions longtemps contenues peuvent remonter, des besoins non exprimés deviennent soudainement visibles. Ce mouvement intérieur, bien que déstabilisant, porte en lui les premières traces d’une réorganisation possible.
Comprendre ce qui se passe en soi, sans chercher à accélérer ou à minimiser, constitue un point de départ. La première séance d’accompagnement est souvent consacrée à cette mise en mots : comprendre le contexte de la perte, identifier ce qui est le plus difficile à porter, et poser ensemble les premières orientations du travail.
Comment la thérapie ACT aide-t-elle à traverser un deuil sans nier la douleur ?
La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement — ou ACT — repose sur une idée fondamentale : vouloir faire disparaître la douleur à tout prix produit souvent l’effet inverse. L’ACT ne cherche pas à supprimer les émotions liées à la perte, mais à modifier le rapport que l’on entretient avec elles.
Concrètement, ce travail consiste à observer ses pensées et ses émotions sans s’y identifier totalement — à cesser de les combattre pour commencer à leur faire une place. Cette posture, appelée pleine conscience fonctionnelle, permet de reprendre contact avec ses valeurs profondes et d’avancer même quand la douleur est encore présente. Ce n’est pas une résignation : c’est un choix de continuer à vivre dans la direction de ce qui compte vraiment.
Laetitia Lahanier, certifiée en ACT et formée à l’Approche non directive créatrice (ANDC®) au CRAM de Montréal, intègre ces outils de façon progressive et adaptée à chaque personne. Les séances durent en moyenne une heure, avec un rythme souvent hebdomadaire dans les premières semaines, ajusté ensuite selon l’évolution et les besoins de la personne.


Pour qui l’accompagnement du deuil à Callian est-il adapté ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui traversent une perte et qui ressentent le besoin d’un espace structuré pour le faire. Il peut s’agir du décès d’un proche, mais aussi d’une rupture profonde, d’un divorce, d’une perte d’emploi ou d’un deuil périnatal — toutes ces situations partagent la même nécessité d’être reconnues et traversées.
Certaines personnes viennent parce qu’elles se sentent bloquées, incapables d’avancer malgré le temps écoulé. D’autres arrivent quelques semaines seulement après la perte, conscientes qu’elles ne veulent pas traverser ça seules. Il n’existe pas de bon moment pour commencer — seulement le moment où l’on se sent prêt à poser les mots sur ce que l’on porte.
Les personnes venant de Callian peuvent consulter en cabinet, dans un cadre confidentiel et stable. Des personnes venant de Grasse, Mougins ou Valbonne se déplacent également pour ces séances. Pour celles qui préfèrent éviter le trajet, la visioconsultation offre une alternative complète, dans un cadre tout aussi contenu et professionnel.
Comment se déroule concrètement un accompagnement autour du deuil ?
Le rythme et le contenu des séances évoluent en fonction de ce que la personne traverse. La première rencontre sert à poser le contexte : comprendre la perte, identifier les ressources déjà présentes, et définir ce que la personne cherche dans cet espace. Ce n’est pas un interrogatoire — c’est une conversation orientée, avec une attention particulière portée à ce que la personne ne dit pas encore clairement.
Dans les séances suivantes, le travail s’approfondit. On explore les émotions qui reviennent, les schémas de pensée qui amplifient la souffrance, les besoins qui cherchent à s’exprimer. L’approche humaniste et la formation ANDC® de Laetitia Lahanier permettent d’accueillir ce qui émerge sans le forcer, en respectant le rythme propre de chacun.
Un accompagnement autour du deuil dure rarement quelques séances. Le plus souvent, un suivi sur plusieurs mois permet d’avancer vraiment — avec des temps de progression visibles, des moments de résistance, et des prises de conscience qui ne se produisent qu’à mesure que la confiance s’installe. Ce processus ne peut pas être accéléré artificiellement, mais il peut être soutenu.


Quelle différence entre « faire son deuil » seul et être accompagné par une psychopraticienne ?
Faire son deuil seul est possible. Beaucoup de personnes y parviennent, avec le temps, l’entourage, leurs propres ressources. Mais certains deuils résistent. Ils s’enkystent, se transforment en épuisement chronique, en retrait social, en incapacité à ressentir à nouveau du plaisir ou de l’élan. C’est là qu’un accompagnement spécialisé fait une différence réelle.
Être accompagné, c’est avoir un espace hors du regard de l’entourage — un espace où l’on n’a pas à « tenir », où l’on peut exprimer ce que l’on ne dit pas pour ne pas inquiéter les proches. C’est aussi bénéficier d’une lecture structurée de ce que l’on traverse : comprendre pourquoi certaines pertes réactivent d’anciennes blessures, ou pourquoi la culpabilité s’installe même quand elle n’est pas justifiée.
Titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, Laetitia Lahanier apporte une lecture rigoureuse des mécanismes émotionnels à l’œuvre dans le deuil. Ce socle académique, combiné aux outils de l’ACT et à l’ANDC®, permet un travail à la fois ancré et adapté — loin des formules toutes faites, proche de ce que la personne vit réellement.
Pourquoi consulter Laetitia Lahanier à Callian pour traverser un deuil ?
Le cabinet à Callian propose un cadre stable et accessible pour les personnes qui traversent une perte. Les séances durent en moyenne une heure, dans un espace pensé pour favoriser la parole sans pression. Pour les personnes venant de Mouans-Sartoux, Sophia Antipolis, Cannes ou Antibes, la visioconsultation permet un accompagnement sans contrainte géographique, avec la même qualité de présence et d’engagement.
La prise de rendez-vous se fait directement en ligne, ce qui facilite la démarche à un moment où les ressources d’énergie sont souvent réduites. Le rythme des séances est défini ensemble, en tenant compte des disponibilités et de ce que la personne est prête à investir dans ce travail.
Traverser un deuil avec un appui professionnel, structuré et humain, ne signifie pas que la douleur disparaîtra plus vite. Cela signifie qu’on ne la porte plus seul, et que quelqu’un de formé est là pour aider à lui trouver une place — sans l’effacer, sans la nier, mais en permettant à la vie de continuer à exister autour d’elle.
