Traverser une rupture amoureuse : comment retrouver un ancrage émotionnel stable ?
Quand une relation prend fin, le sol se dérobe. Les journées perdent leur repère habituel, les pensées tournent en boucle, et certaines émotions — colère, honte, vide, soulagement parfois — se mélangent sans qu’on sache vraiment comment les traverser. Ce n’est pas une faiblesse. C’est la réalité d’une perte qui remet en question des pans entiers de soi : l’image qu’on avait de l’autre, du lien, et souvent de soi-même dans la relation.
Un accompagnement centré sur la rupture amoureuse ne cherche pas à effacer cette douleur ni à accélérer un processus qui a son propre rythme. Il offre un espace structuré pour nommer ce qui est vécu, comprendre ce qui se rejoue, et retrouver progressivement une relation à soi-même plus stable — sans pression de résultat, sans injonction à aller mieux vite.

Pourquoi la rupture amoureuse déclenche-t-elle autant de souffrance intérieure ?
Une rupture ne met pas seulement fin à une relation. Elle fragilise des repères identitaires profonds. Lorsqu’on a construit une partie de sa vie autour d’un lien affectif, sa disparition crée une désorientation qui touche l’estime de soi, la confiance dans ses propres perceptions et la capacité à imaginer un avenir.
La douleur après une séparation est souvent amplifiée par des schémas relationnels anciens qui se réactivent. Une rupture peut raviver des blessures antérieures — peur de l’abandon, sentiment de ne pas être suffisant, difficulté à poser des limites — qui préexistaient à la relation. Ce n’est pas la rupture seule qui fait souffrir : c’est aussi ce qu’elle réveille.
C’est précisément ce niveau de complexité émotionnelle que l’accompagnement aborde. Plutôt que de rester en surface, le travail consiste à identifier ces résonances, à les comprendre dans leur contexte personnel, et à développer une relation différente avec les émotions qui en découlent — sans les fuir, sans s’y noyer.
Qu’est-ce que la thérapie ACT apporte concrètement après une séparation ?
La thérapie ACT — Thérapie d’Acceptation et d’Engagement — repose sur un principe fondamental : chercher à supprimer une émotion douloureuse renforce souvent son emprise. Ce que l’ACT propose, c’est d’apprendre à vivre avec ce qui est difficile, sans que cela dicte l’ensemble des choix et des comportements.
Après une rupture, cela se traduit concrètement par un travail sur la flexibilité psychologique. On apprend à observer ses pensées — « je ne serai plus jamais heureux », « c’est ma faute » — sans les confondre avec des vérités absolues. Cette distance cognitive permet de retrouver une capacité d’action, même dans les moments les plus pesants.
L’ACT intègre également des exercices de pleine conscience fonctionnelle : des pratiques courtes, ancrées dans le quotidien, qui aident à revenir au moment présent plutôt que de rester pris dans des ruminations sur le passé ou des angoisses sur l’avenir. Ces outils sont transmis progressivement, au rythme de chaque personne et de ce qu’elle traverse.


Comment se passe concrètement un suivi après une rupture amoureuse ?
La première séance dure environ une heure. Elle est principalement consacrée à comprendre le contexte : la nature de la relation, ce qui s’est passé, ce qui est vécu au moment de la rencontre, et ce que la personne recherche dans cet accompagnement. Aucun cadre figé n’est imposé dès le départ.
Le rythme des séances est défini en fonction de la situation. Un suivi hebdomadaire est souvent proposé dans les premières semaines, lorsque l’intensité émotionnelle est forte. Un rythme bimensuel peut prendre le relais lorsque les choses s’apaisent et que le travail de fond devient plus exploratoire.
Les séances peuvent se tenir en cabinet ou en visioconsultation, selon les contraintes et les préférences de chacun. Cette souplesse est réelle : une personne qui traverse une période de grande fatigue émotionnelle n’a pas à forcer un déplacement pour maintenir un suivi régulier. L’essentiel, c’est la continuité du travail engagé.
Pour qui cet accompagnement est-il adapté à Grasse ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui vivent ou ont vécu une rupture amoureuse et qui ressentent le besoin d’y voir plus clair — que la séparation soit récente ou qu’elle date de plusieurs mois. La douleur n’a pas de délai de péremption, et certaines personnes cherchent de l’aide bien après les faits, lorsque la vie reprend son cours mais que quelque chose reste bloqué.
Des personnes vivant à Grasse ou dans ses environs — Mougins, Valbonne, Sophia Antipolis, Mouans-Sartoux — viennent en cabinet pour ce type de suivi. D’autres, depuis Cannes, Antibes ou Le Cannet, choisissent la visioconsultation, qui offre exactement le même espace de travail, sans contrainte de distance.
Il n’est pas nécessaire d’être en crise aiguë pour commencer. Certaines personnes arrivent épuisées, en pleurs dès les premiers mots. D’autres sont dans une phase de questionnement plus calme : elles veulent comprendre ce qui s’est joué dans la relation, ce qu’elles répètent d’une histoire à l’autre, et comment construire quelque chose de différent. Les deux situations sont pleinement accueillies.


Quels aspects de soi sont travaillés au fil des séances ?
Une rupture amoureuse met souvent en lumière des dynamiques relationnelles qui dépassent la relation elle-même. Au fil du suivi, plusieurs dimensions émergent naturellement : la manière dont on exprime — ou retient — ses besoins, la façon dont on gère le conflit, les attentes implicites que l’on projette sur l’autre, et la place que l’on s’accorde dans une relation.
L’ANDC® — Approche non directive créatrice, développée au CRAM de Montréal — est une formation qui informe la posture de relation d’aide adoptée dans ces séances. Elle repose sur une présence centrée sur la personne, sans interprétation imposée, sans direction prédéfinie. Chacun avance selon ce qui émerge pour lui, à son propre rythme.
Ce travail n’est pas introspectif pour le seul plaisir de l’introspection. Il vise à rendre visible ce qui était opaque, pour que les choix futurs — dans les relations, dans la manière de se positionner face aux autres — soient davantage ancrés dans une connaissance de soi réelle plutôt que dans des schémas automatiques.
Combien de temps dure un accompagnement pour une rupture amoureuse ?
Il n’existe pas de durée standard. Certaines personnes traversent une période intense sur quelques semaines, puis trouvent leur équilibre et concluent le suivi naturellement. D’autres choisissent de prolonger le travail, parce qu’elles ont identifié des schémas plus anciens qu’elles souhaitent explorer plus en profondeur.
Ce qui est posé dès le départ, c’est que la durée est au service de la personne — pas d’un protocole. La question « est-ce que je continue ou est-ce que je m’arrête ? » est toujours abordée explicitement, et la décision appartient entièrement à la personne accompagnée.
La régularité des séances compte plus que leur nombre. Un suivi espacé mais constant produit davantage d’effets qu’une accumulation rapide de rencontres sans véritable continuité. C’est dans cet espace régulier que la confiance s’installe, que les prises de conscience peuvent se déposer, et que le travail prend son sens.

Une psychopraticienne certifiée pour un accompagnement structuré à Grasse
Laetitia Lahanier est titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, formée à l’ANDC® au CRAM de Montréal, et certifiée en thérapie ACT. Ces formations ne sont pas de simples mentions : elles structurent concrètement la manière dont les séances se déroulent, les outils mobilisés et la posture adoptée face à ce que chaque personne apporte.
Les séances ont lieu en cabinet à Mouans-Sartoux et à Callian, deux sites accessibles depuis Grasse et les communes alentour. La visioconsultation permet, pour ceux qui le souhaitent, un accompagnement sans contrainte géographique — depuis Mandelieu, depuis Callian même, ou depuis n’importe quel autre endroit. La prise de rendez-vous se fait directement en ligne.
Ce qui distingue ce suivi, c’est la cohérence entre la rigueur de la formation, l’ancrage dans des approches fondées sur des données probantes comme l’ACT, et une relation d’aide réellement centrée sur ce que vit la personne — pas sur ce qu’elle devrait vivre. Si vous traversez une rupture amoureuse à Grasse et que vous sentez qu’il est temps d’avancer autrement, une première séance avec Laetitia Lahanier peut être ce point de départ concret.
