Quand l’anxiété prend plus de place que vous ne le souhaiteriez, que faire concrètement ?
Il y a ces matins où le réveil sonne et où, avant même de poser le pied par terre, quelque chose pèse déjà. Une tension diffuse, des pensées qui tournent, une impression que la journée va être trop longue ou trop chargée avant même d’avoir commencé. Ce n’est pas une faiblesse. C’est une expérience que beaucoup traversent sans toujours savoir comment y répondre autrement qu’en serrant les dents.
L’anxiété ne se manifeste pas de la même façon pour tout le monde. Pour certains, elle se glisse dans les relations, rendant chaque échange potentiellement pesant. Pour d’autres, elle surgit face aux prises de décision, dans les silences, ou lors des transitions de vie. Ce que ces personnes ont souvent en commun, c’est la sensation de ne pas avoir les clés pour y faire face autrement. C’est précisément à ce point de départ que l’accompagnement proposé à Callian prend tout son sens.

Qu’est-ce que l’anxiété diffuse et pourquoi est-elle si difficile à nommer ?
L’anxiété diffuse, c’est cette forme d’inquiétude qui ne se rattache pas toujours à une cause précise. Elle est là, présente, sans forcément d’objet identifiable. Ce flou la rend d’autant plus épuisante, parce qu’on ne sait pas exactement contre quoi se défendre.
Ce type d’anxiété s’alimente souvent de pensées répétitives — des « et si » qui s’enchaînent, des scénarios catastrophistes qui se construisent dans la tête avant même qu’un événement se produise. Ces mécanismes mentaux sont automatiques et ne relèvent pas d’un manque de volonté. Ils témoignent d’un système intérieur qui cherche, à sa façon, à se protéger.
Comprendre ce fonctionnement, sans le juger, est une étape centrale dans le travail proposé en séance. Une première rencontre dure en moyenne une heure et sert d’abord à poser un contexte : ce que vous vivez, depuis quand, ce que vous avez déjà essayé, et ce que vous souhaitez explorer. Ce premier temps d’échange conditionne souvent la direction des séances suivantes.
Comment la thérapie ACT aide-t-elle concrètement à gérer l’anxiété ?
La thérapie ACT — Thérapie d’Acceptation et d’Engagement — repose sur un principe fondamental : résister à l’anxiété n’est pas toujours la stratégie la plus efficace. Apprendre à modifier la relation que l’on entretient avec ses pensées et ses émotions, sans chercher à les supprimer, peut produire des effets bien plus durables.
En pratique, l’ACT travaille sur plusieurs axes : la défusion cognitive, qui consiste à observer ses pensées plutôt qu’à les subir comme des vérités ; l’ancrage dans le moment présent, qui interrompt les boucles de rumination ; et l’engagement vers des actions cohérentes avec ce qui compte vraiment pour la personne. Ces outils ne demandent pas de croire que tout va bien, mais d’agir malgré l’inconfort.
Laetitia Lahanier, certifiée en ACT et titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, intègre ces approches dans un cadre où la relation est au cœur du processus. Ce n’est pas une technique appliquée de l’extérieur : c’est un travail qui prend forme dans l’échange, adapté à chaque personne, à son rythme et à ce qu’elle amène en séance.


Quel rôle joue l’approche non directive créatrice dans l’accompagnement de l’anxiété ?
L’ANDC® — Approche non directive créatrice, développée au CRAM de Montréal — part d’un postulat humaniste : chaque personne dispose en elle des ressources pour avancer. Le rôle du praticien n’est pas de diriger ni d’interpréter, mais de créer un espace dans lequel ces ressources peuvent émerger librement.
Dans le contexte de l’anxiété, cette posture a une valeur particulière. Elle permet à la personne d’explorer sans pression, sans devoir « performer » sa progression. Beaucoup de personnes anxieuses se mettent elles-mêmes une pression intense pour « aller mieux vite » — l’approche non directive vient désamorcer ce schéma.
Cet espace de liberté favorise aussi l’expression de ce qui n’est pas toujours facile à formuler : les besoins qui ne sont pas posés, les limites qui ne sont pas encore identifiées, les émotions qui n’ont pas encore trouvé de mots. L’accompagnement à Callian s’appuie sur cette posture pour permettre un travail en profondeur, sans brusquer le rythme de la personne.
Pour qui est particulièrement utile un accompagnement autour de l’anxiété ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui sentent que l’anxiété interfère avec leur quotidien, leurs relations ou leur capacité à s’engager dans ce qui leur tient à cœur. Il peut s’agir d’une période de surcharge émotionnelle, d’une transition professionnelle ou personnelle, ou d’un schéma répétitif qui s’installe sans qu’on comprenne bien pourquoi.
Les personnes qui consultent ne viennent pas nécessairement avec une situation de crise. Certaines arrivent avec le sentiment d’avoir « tout pour être bien » mais de ne pas y parvenir malgré tout. D’autres ressentent depuis longtemps une tension de fond qu’elles ont appris à contourner, mais qui finit par coûter trop d’énergie. Ces expériences, aussi différentes qu’elles soient, trouvent toutes un espace dans le travail proposé.
Les personnes venant de Grasse, de Mougins ou de Valbonne se déplacent à Callian en cabinet. Celles résidant à Sophia Antipolis, à Mouans-Sartoux ou plus loin encore peuvent opter pour les séances en visioconsultation, qui offrent les mêmes conditions de travail que le cabinet, sans contrainte géographique.


Comment se déroule concrètement un accompagnement pour gérer l’anxiété ?
Une séance dure en moyenne une heure. Le rythme est ajusté en fonction de la situation : hebdomadaire dans les phases d’exploration ou de forte intensité émotionnelle, bimensuel lorsqu’un premier ancrage est trouvé et que la personne souhaite consolider ce qui a été mis en mouvement.
La première séance n’est pas une liste de questions à remplir. C’est un temps d’échange ouvert, centré sur ce que vous traversez, comment vous le vivez, et ce que vous espérez différent. Ce premier contact pose les bases d’un espace de confiance qui sera ensuite le fondement du travail.
Au fil des séances, les outils issus de la pleine conscience fonctionnelle — intégrée à l’approche ACT — peuvent être utilisés pour aider à interrompre les boucles anxieuses, à revenir à l’instant présent, ou à identifier ce qui se passe dans le corps avant même que le mental ne prenne le relais. Ces repères concrets sont souvent ceux que les personnes réinvestissent le plus facilement dans leur quotidien.
Pourquoi consulter Laetitia Lahanier à Callian pour un accompagnement autour de l’anxiété ?
Laetitia Lahanier est psychopraticienne, formée à l’ANDC® au CRAM de Montréal, certifiée en ACT et titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique. Elle reçoit en cabinet à Callian et à Mouans-Sartoux, ainsi qu’en visioconsultation pour les personnes qui préfèrent un suivi à distance ou qui viennent de villes comme Cannes, Antibes, Le Cannet ou Mandelieu.
La prise de rendez-vous se fait directement en ligne, ce qui permet d’accéder rapidement à une première séance sans démarche complexe. Les personnes qui hésitent à franchir le pas trouvent souvent dans cette simplicité une première forme de réassurance, avant même d’avoir ouvert la porte du cabinet.
Ce qui se construit en séance — une relation d’aide structurée, des repères concrets issus de l’ACT, une posture non directive qui respecte votre rythme — vise à vous donner des appuis réels pour traverser l’anxiété autrement. Pas une promesse de disparition, mais une façon différente de l’habiter, sans qu’elle dicte chaque journée.
