Quand les émotions débordent et que les mêmes schémas se répètent, la thérapie ACT offre un cadre pour agir autrement
Il y a des périodes où l’on se retrouve coincé dans des réactions que l’on ne comprend plus vraiment. On s’emporte trop vite, on évite des conversations qui comptent, on ressent une tension intérieure persistante sans pouvoir la nommer. Ce n’est pas un manque de volonté — c’est souvent le signe que les stratégies habituelles pour gérer ce qui est difficile ont atteint leurs limites.
La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, connue sous le nom d’ACT, part de ce constat précis. Plutôt que de chercher à supprimer les pensées inconfortables ou à neutraliser les émotions, elle propose un autre rapport à ce que l’on ressent : apprendre à ne plus être gouverné par ses réactions intérieures, pour retrouver une marge de manœuvre réelle dans ses choix et ses relations.

Qu’est-ce que la thérapie ACT et sur quels principes repose-t-elle ?
La thérapie ACT est une approche psychologique fondée sur la flexibilité psychologique. Elle s’appuie sur six processus complémentaires : l’acceptation, la défusion cognitive, le contact avec le moment présent, le soi comme contexte, la clarification des valeurs et l’engagement dans l’action. Ce n’est pas une approche introspective au sens passif du terme — elle oriente concrètement vers ce qui compte pour la personne.
La défusion cognitive est l’un des outils les plus marquants de cette approche. Elle consiste à modifier la relation que l’on entretient avec ses pensées, non pas en les effaçant, mais en cessant de les prendre pour des vérités absolues. Une pensée comme « je suis incapable » peut continuer d’exister sans pour autant dicter les comportements. C’est une compétence qui s’acquiert progressivement, à travers des exercices adaptés à chaque situation.
L’engagement vers les valeurs est l’autre pilier central. Il ne s’agit pas de définir un idéal de vie, mais d’identifier ce qui a un sens profond pour soi — dans les relations, dans le travail, dans la façon d’être présent — et d’orienter ses actions dans cette direction, même quand les émotions difficiles sont là.
Pour qui la thérapie ACT est-elle adaptée à Mouans-Sartoux ?
La thérapie ACT s’adresse aux adultes qui vivent une surcharge émotionnelle, des difficultés relationnelles ou des schémas répétitifs qu’ils n’arrivent plus à modifier seuls. Elle est pertinente dans des situations très diverses : anxiété diffuse, difficulté à poser des limites, tensions dans une relation de couple, sentiment d’être déconnecté de soi ou perte de sens dans une période de transition.
Ce n’est pas une approche réservée aux situations de crise. Beaucoup de personnes consultent à Mouans-Sartoux parce qu’elles traversent une phase de remise en question, un changement professionnel ou personnel, ou parce qu’elles ressentent un écart entre la vie qu’elles mènent et ce qui compte vraiment pour elles. L’ACT leur offre un espace pour explorer cet écart et engager des changements concrets.
Les couples peuvent également être accompagnés dans ce cadre. Lorsque les échanges tournent en rond, que les émotions prennent le dessus dans les conflits ou que la communication est devenue difficile, travailler ensemble à partir des valeurs partagées et de la façon dont chacun réagit peut ouvrir des possibilités nouvelles.


Comment se déroule une séance de thérapie ACT en pratique ?
Une séance dure en moyenne une heure. La première rencontre est généralement consacrée à comprendre le contexte de la personne : ce qu’elle vit, ce qui l’a amenée à consulter, ce qu’elle souhaite explorer ou modifier. Il n’y a pas d’évaluation formelle ni de cadre figé — l’échange se construit à partir de ce que la personne amène.
Les séances suivantes s’appuient sur les outils propres à l’ACT : exercices de pleine conscience fonctionnelle, travail de clarification des valeurs, exploration des modes d’évitement émotionnel et mise en mouvement vers des comportements plus alignés. Le rythme est ajusté selon les besoins — hebdomadaire pour certains, bimensuel pour d’autres. Il n’existe pas de nombre prédéfini de séances : le suivi évolue avec la personne.
L’approche s’inscrit aussi dans une formation à l’ANDC® (Approche non directive créatrice), développée au CRAM de Montréal, qui place la relation d’aide au centre du travail thérapeutique. Ce socle de psychologie humaniste nourrit la posture d’accompagnement : une présence active, sans interprétation imposée, qui laisse à chacun l’espace de trouver ses propres repères.
Pourquoi l’acceptation ne signifie pas résignation dans l’approche ACT ?
C’est une confusion fréquente. Accepter, en ACT, ne veut pas dire approuver ce qui est difficile, ni abandonner l’idée de changer les choses. Cela signifie cesser de consacrer de l’énergie à lutter contre ce que l’on ressent — cette lutte intérieure qui épuise et maintient souvent les personnes dans une impasse.
Quand quelqu’un passe des heures à ruminer une situation anxiogène ou à tenter de ne pas penser à ce qui le préoccupe, il dépense des ressources considérables sans que la situation change. L’acceptation active, telle qu’elle est travaillée en ACT, permet de libérer cette énergie pour la rediriger vers des actions qui ont du sens. Ce n’est pas une étape passive — c’est un mouvement.
Cette distinction est souvent ce qui change le rapport au travail thérapeutique. Les personnes qui avaient l’impression de « devoir aller mieux » découvrent qu’il ne s’agit pas d’atteindre un état émotionnel idéal, mais de pouvoir avancer même quand tout n’est pas résolu. C’est un changement de perspective qui, pour beaucoup, représente un vrai soulagement.


Quelle est la formation de la thérapeute ACT qui reçoit à Mouans-Sartoux ?
Laetitia Lahanier est titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, certifiée en ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement) et formée à l’ANDC® au CRAM de Montréal. Cette triple formation lui permet d’articuler une compréhension approfondie des processus émotionnels, une maîtrise des outils ACT et une posture d’accompagnement ancrée dans la relation d’aide.
La certification en ACT implique une formation spécifique aux six processus du modèle de flexibilité psychologique, ainsi qu’à leur application dans des contextes variés — anxiété, relations, estime de soi, gestion du stress, surmenage. Ce n’est pas une simple sensibilisation à l’approche : c’est une formation structurée qui conditionne la capacité à utiliser les outils avec justesse.
La formation à l’ANDC® apporte une dimension complémentaire essentielle : elle développe la capacité à accompagner sans diriger, à soutenir le mouvement intérieur de chaque personne sans y substituer un agenda extérieur. C’est ce qui donne à l’accompagnement proposé à Mouans-Sartoux sa cohérence : des outils structurés au service d’une relation qui respecte le rythme et la liberté de chacun.
Comment se passe l’accès aux séances, en cabinet ou à distance ?
Les séances ont lieu à Mouans-Sartoux, dans un cabinet accessible depuis Grasse, Mougins, Valbonne et les environs de Sophia Antipolis. Laetitia Lahanier reçoit également dans un second cabinet à Callian, ce qui permet à des personnes venant de secteurs plus éloignés de bénéficier d’un suivi en présentiel.
Pour celles et ceux qui préfèrent éviter les déplacements — que ce soit par contrainte d’emploi du temps, de mobilité ou de distance — les séances en visioconsultation offrent exactement le même cadre d’accompagnement. Cette modalité permet à des personnes situées à Cannes, Antibes, Le Cannet ou Mandelieu, et plus largement partout en France, de s’engager dans un suivi ACT sans contrainte géographique.
La prise de rendez-vous se fait via le site de Laetitia Lahanier. La première séance, d’une heure environ, permet de poser le contexte, de présenter l’approche et de voir ensemble si ce cadre correspond à ce que la personne cherche. Aucune décision d’engagement à long terme n’est attendue à ce stade.

Ce que propose concrètement une psychopraticienne certifiée ACT à Mouans-Sartoux
Travailler avec une psychopraticienne dont la formation articule Master en psychologie, certification ACT et approche non directive, c’est bénéficier d’un cadre rigoureux sans rigidité. Les séances s’appuient sur des outils éprouvés — pleine conscience fonctionnelle, défusion, clarification des valeurs, engagement dans l’action — appliqués à ce que la personne vit réellement, pas à un protocole générique.
La relation d’aide est au cœur de chaque accompagnement. Cela signifie que les outils ACT ne sont pas appliqués mécaniquement : ils s’inscrivent dans un échange où la personne reste l’actrice principale de son propre cheminement. Pour les adultes qui vivent des émotions difficiles à réguler, des schémas relationnels qui se répètent ou une difficulté à s’engager vers ce qui compte, cette combinaison offre un cadre où quelque chose peut réellement bouger.
La prise de rendez-vous est possible directement en ligne. Que la démarche soit déjà bien définie ou encore floue, la première séance permet de clarifier ce que l’ACT peut apporter dans la situation concrète de chaque personne. L’accompagnement commence là — dans ce premier espace d’échange, à Mouans-Sartoux ou en visio.
