Quand la peur de perdre l’autre prend le dessus sur la relation
Il y a des moments où une simple absence de réponse à un message suffit à déclencher une spirale intérieure. L’imagination s’emballe, les scénarios les plus douloureux s’enchaînent, et une tension sourde s’installe sans qu’on comprenne vraiment pourquoi. Ce que beaucoup vivent sans pouvoir le nommer, c’est l’intrication entre jalousie et peur de l’abandon — deux dynamiques émotionnelles qui, lorsqu’elles se renforcent mutuellement, finissent par épuiser les relations autant que la personne elle-même.
Ces réactions ne sont pas des défauts de caractère. Elles prennent racine dans des expériences passées, dans des manières d’apprendre à aimer et à se protéger, dans des schémas relationnels qui se répètent d’une relation à l’autre. Comprendre d’où viennent ces émotions — plutôt que de les combattre ou de s’en vouloir de les ressentir — est souvent le point de départ d’un vrai changement intérieur.

Pourquoi la jalousie et la peur de l’abandon sont-elles si difficiles à gérer seul ?
Ces deux émotions partagent une caractéristique commune : elles activent des mécanismes de survie profondément ancrés. La peur de l’abandon, en particulier, peut remonter à des expériences très précoces où le lien affectif a été vécu comme instable, imprévisible ou conditionnel. Face à cette mémoire émotionnelle, la raison seule ne suffit généralement pas.
La jalousie, quant à elle, est souvent interprétée comme un problème de confiance — en soi, en l’autre, ou dans la relation. Mais elle peut aussi signaler une fragilité dans la manière dont on perçoit sa propre valeur, un besoin non dit d’être rassuré, reconnu, choisi. Sans espace pour explorer ce que ces émotions tentent de dire, elles continuent à dicter les comportements et à générer des tensions dans les liens les plus importants.
Travailler sur ces dynamiques dans un cadre d’accompagnement individuel ou de couple permet d’accéder à ce que ces émotions révèlent réellement — non pas pour les faire disparaître, mais pour mieux les traverser sans qu’elles gouvernent chaque interaction.
Comment la thérapie ACT aborde-t-elle la jalousie et la peur de l’abandon ?
La thérapie ACT — Thérapie d’Acceptation et d’Engagement — ne cherche pas à effacer les émotions douloureuses. Elle propose plutôt de modifier le rapport qu’on entretient avec elles, pour qu’elles cessent d’imposer leur logique à chaque décision relationnelle. C’est une approche reconnue, fondée sur des travaux en psychologie comportementale et contextuelle, qui s’est révélée particulièrement pertinente pour les personnes aux prises avec une anxiété relationnelle intense.
Concrètement, dans le cadre d’une séance d’une heure en moyenne, ce travail peut consister à identifier ce que l’on fuit dans ces moments de peur — l’incertitude, la perte de contrôle, le sentiment de ne pas être suffisant — et à clarifier ce qui compte vraiment pour soi dans une relation. Cette clarification permet de réorienter l’énergie vers des comportements cohérents avec ses valeurs, plutôt que dictés par l’urgence émotionnelle.
La pleine conscience fonctionnelle, intégrée à l’ACT, joue un rôle central dans ce processus. Elle apprend à observer ses propres réactions sans s’y identifier, ce qui crée progressivement une distance utile entre l’émotion ressentie et la réponse choisie.


Qu’est-ce que l’ANDC® apporte dans l’accompagnement de ces émotions relationnelles ?
L’ANDC® — Approche Non Directive Créatrice — est une approche issue de la psychologie humaniste, développée au CRAM de Montréal. Elle place la personne accompagnée au cœur du processus, en respectant son rythme, ses références intérieures et sa capacité à trouver elle-même ses propres réponses. Cette posture est fondamentalement différente d’un accompagnement directif où le praticien prescrit des solutions.
Dans le contexte de la jalousie et de la peur de l’abandon, cette approche permet d’explorer sans forcer. Elle crée les conditions pour que des prises de conscience émergent naturellement — sur les besoins non exprimés, sur les attentes implicites dans la relation, sur la manière dont on se positionne face à l’autre. Ce travail d’intériorité ne peut pas être accéléré de l’extérieur ; il demande un espace où la parole est entendue sans jugement ni interprétation hâtive.
Laetitia Lahanier, formée à l’ANDC® et certifiée en ACT, articule ces deux approches de façon complémentaire. La première ouvre un espace d’exploration intime ; la seconde fournit des ancrages concrets pour agir différemment dans la vie relationnelle quotidienne.
Pour qui est pertinent cet accompagnement à Mougins ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui se reconnaissent dans des réactions disproportionnées à la distance de l’autre — qu’il s’agisse d’une interprétation négative d’un silence, d’une surveillance accrue des faits et gestes du partenaire, ou d’une difficulté à vivre sereinement dans l’incertitude relationnelle. Il s’adresse aussi aux couples dans lesquels ces dynamiques créent des conflits récurrents, des ruptures de confiance ou une asymétrie dans l’investissement affectif.
Les personnes qui consultent à Mougins ou dans ses environs traversent parfois une période de transition — une relation qui commence et réactive de vieilles blessures, une séparation récente, ou simplement le constat que les mêmes schémas se répètent de relation en relation. Ces situations méritent une attention sérieuse, portée par une praticienne disposant d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique et d’une pratique formée à des approches structurées.
Les séances se déroulent au rythme d’une fois par semaine ou toutes les deux semaines, selon la situation et les besoins de la personne. La première séance est généralement consacrée à la compréhension du contexte de vie, des relations et de ce qui motive la démarche — sans attente préalable de résultats immédiats.


Comment se déroule concrètement l’accompagnement pour ce type de problématique ?
Chaque parcours est singulier. Certaines personnes arrivent en ayant déjà une forme de lucidité sur leurs réactions, mais sans savoir comment les modifier durablement. D’autres n’ont pas encore clairement identifié ce qui les fait souffrir dans leurs relations, et la première séance sert à mettre des mots sur une expérience vécue de façon confuse ou envahissante.
La séance dure en moyenne une heure. Elle n’est pas un cours magistral ni une consultation médicale — c’est un espace de parole structuré, où la relation entre la personne accompagnée et la praticienne est elle-même un levier de changement. Ce que l’on vit dans cet espace relationnel sécurisé — la possibilité de dire ce qui est difficile à formuler, d’être reçu sans être jugé — participe directement au travail sur la peur de l’abandon et sur les réflexes relationnels défensifs.
Le rythme hebdomadaire est souvent recommandé dans un premier temps, notamment lorsque la souffrance est présente dans le quotidien. Un passage à un rythme bimensuel peut ensuite marquer une phase de consolidation, où les apprentissages s’intègrent progressivement dans les interactions réelles.
Pourquoi consulter Laetitia Lahanier à Mougins pour un accompagnement sur la jalousie et la peur de l’abandon ?
Laetitia Lahanier reçoit en cabinet à Mouans-Sartoux et à Callian, deux communes accessibles depuis Mougins en quelques minutes. Les personnes venant de Grasse, de Valbonne ou de Sophia Antipolis rejoignent également l’un ou l’autre cabinet selon leur secteur. Pour ceux qui préfèrent éviter les déplacements — ou qui vivent à Cannes, Antibes ou Le Cannet — les séances en visioconsultation offrent le même cadre de relation d’aide, sans contrainte de distance.
Son parcours associe une formation universitaire en psychologie — Master 1 en psychologie clinique et pathologique — à deux certifications complémentaires : l’ANDC® acquise au CRAM de Montréal et la certification ACT. Cette double compétence lui permet d’adapter l’accompagnement à la réalité de chaque personne, sans appliquer une grille unique à des vécus qui sont, par nature, singuliers.
Prendre rendez-vous avec Laetitia Lahanier, c’est choisir une psychopraticienne dont la pratique repose sur des approches structurées et une écoute réelle de ce que chaque personne traverse. La prise de rendez-vous s’effectue directement depuis le site, pour une première séance au cabinet ou en visio, selon ce qui correspond le mieux à votre situation.
