Jalousie en couple, peur que l’autre parte : quand les émotions prennent le dessus sur la relation
Vous vérifiez le téléphone de votre partenaire, vous rejouez mentalement une conversation anodine en cherchant ce qui cloche, ou vous ressentez une angoisse sourde dès qu’il ou elle tarde à répondre. Ces réflexes ne sont pas une question de mauvaise volonté. Ils signalent quelque chose de plus profond : une difficulté à se sentir suffisamment en sécurité dans la relation pour laisser l’autre exister librement, sans que cela soit vécu comme une menace.
La peur de l’abandon et la jalousie partagent souvent une même racine émotionnelle : la conviction intérieure, souvent ancienne, que l’on peut être quitté, délaissé ou remplacé. Cette conviction façonne les comportements sans que la personne en soit toujours consciente. Elle peut provoquer des disputes récurrentes, des silences épuisants, ou un sentiment permanent de ne jamais être vraiment rassuré, quelles que soient les preuves d’amour reçues.

Pourquoi la jalousie et la peur de l’abandon sont-elles si difficiles à dépasser seul ?
Ces deux émotions s’alimentent l’une l’autre. La peur de perdre l’autre génère une vigilance constante qui, paradoxalement, fragilise la relation. Plus on surveille, plus on cherche à contrôler, et plus l’espace relationnel se rétrécit. L’autre finit par se sentir étouffé, ce qui renforce l’insécurité initiale dans un cercle difficile à interrompre sans aide extérieure.
Ce type de schéma ne disparaît pas simplement avec le temps ou avec de bonnes intentions. Il est souvent lié à des expériences émotionnelles anciennes — séparations précoces, instabilité affective, relations dans lesquelles les besoins n’ont pas été reconnus — qui ont appris au système nerveux à interpréter certains signaux comme des dangers. Ces apprentissages sont profonds, mais ils ne sont pas définitifs.
Mettre des mots sur ce qui se passe intérieurement, identifier les déclencheurs, comprendre ce que ces émotions tentent de protéger : c’est précisément ce qu’un espace thérapeutique permet. Pas pour effacer ces émotions, mais pour ne plus en être gouverné.
Qu’est-ce que la thérapie ACT apporte face à la jalousie et à la peur d’être abandonné ?
La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT) propose une approche différente de la gestion des émotions difficiles. Plutôt que de chercher à éliminer la jalousie ou l’anxiété d’abandon, elle invite à modifier le rapport que l’on entretient avec ces états intérieurs.
Concrètement, cela signifie apprendre à observer ses pensées sans s’y fondre. Une pensée comme « il va finir par me quitter » n’est pas un fait : c’est une interprétation, souvent amplifiée par la peur. L’ACT développe cette capacité à prendre du recul, à reconnaître l’émotion sans la laisser dicter les comportements, et à réorienter ses actions vers ce qui compte vraiment dans la relation.
Certifiée en ACT, Laetitia Lahanier intègre ces outils dans un cadre adapté à chaque personne. Les séances, d’une durée d’environ une heure, permettent d’explorer progressivement les pensées automatiques, les besoins non formulés et les réponses émotionnelles qui alimentent la jalousie ou la peur de l’abandon.


Comment l’ANDC® accompagne les personnes qui souffrent de jalousie ou d’angoisse relationnelle ?
L’Approche Non Directive Créatrice (ANDC®), développée au CRAM de Montréal, place l’écoute de soi au centre du travail thérapeutique. Elle repose sur l’idée que chaque personne porte en elle la capacité de comprendre son propre vécu émotionnel, à condition d’en avoir l’espace et le soutien.
Dans le cadre d’un accompagnement lié à la jalousie ou à la peur de l’abandon, cette approche permet d’aller toucher les couches émotionnelles les plus anciennes — celles qui ne s’expriment pas forcément avec des mots, mais qui influencent profondément les réactions dans la relation. L’objectif n’est pas d’analyser, mais de ressentir, de reconnaître et d’accueillir ce qui est là.
Ce travail sur le monde intérieur favorise une meilleure connaissance de soi, une plus grande tolérance à l’incertitude relationnelle, et progressivement une façon différente d’être en lien avec l’autre — moins défensive, plus ancrée dans ses propres besoins et valeurs.
Pour qui est conseillé cet accompagnement autour de la jalousie et de la peur de l’abandon ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui se retrouvent pris dans des dynamiques émotionnelles répétitives au sein de leurs relations. Cela peut concerner une personne qui vit une jalousie envahissante dans une relation stable, une autre qui enchaîne des relations teintées de la même peur d’être quitté, ou encore quelqu’un qui ressent une anxiété diffuse dès qu’il s’agit de s’engager affectivement.
Il peut aussi s’adresser aux couples dans lesquels la jalousie ou la peur de l’abandon crée des tensions récurrentes. Travailler ces émotions en individuel, même dans un contexte de couple, permet souvent de dénouer des nœuds relationnels qui semblaient impossibles à résoudre à deux.
Aucun profil type n’est requis. Ce qui compte, c’est la volonté de comprendre ce qui se passe en soi, même quand c’est inconfortable, et d’explorer de nouvelles façons d’être en relation.


Comment se déroule concrètement une séance autour de ces émotions ?
La première séance est généralement consacrée à poser le contexte : ce qui amène la personne, ce qu’elle vit dans ses relations, ce qu’elle espère comprendre ou modifier. Il ne s’agit pas d’un interrogatoire, mais d’un espace d’écoute active où la personne peut poser les bases de son chemin.
Les séances suivantes s’organisent au fil des besoins : certaines personnes viennent de manière hebdomadaire, d’autres préfèrent un rythme bimensuel. Le rythme est ajusté selon la situation, l’intensité émotionnelle du moment et les disponibilités de chacun. Chaque séance dure en moyenne une heure.
Le travail peut porter sur un épisode précis — une dispute liée à la jalousie, une peur activée par une situation récente — ou sur des schémas plus anciens. Les outils issus de l’ACT, combinés à la psychologie humaniste et à la relation d’aide, permettent d’avancer à un rythme respectueux, sans forcer ce qui n’est pas prêt à émerger.
Prendre rendez-vous à Mouans Sartoux pour un accompagnement autour de la jalousie et de la peur de l’abandon
Laetitia Lahanier reçoit en cabinet à Mouans Sartoux des personnes venant de Grasse, Mougins, Valbonne, Sophia Antipolis, mais aussi de Callian et des communes environnantes. Pour celles et ceux qui ne peuvent pas se déplacer facilement, les séances en visioconsultation offrent un cadre tout aussi structuré, sans contrainte géographique.
Titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, formée à l’ANDC® et certifiée en ACT, elle propose un accompagnement fondé sur des approches reconnues et adaptées aux réalités émotionnelles de chaque personne. La relation d’aide qu’elle pratique n’est pas un espace de conseils ou de solutions toutes faites : c’est un lieu où les émotions peuvent être reçues, explorées et mises en sens.
La prise de rendez-vous se fait directement en ligne. Une première séance suffit souvent pour savoir si l’espace proposé correspond à ce que la personne recherche — et parfois, ce premier pas est déjà, en lui-même, un geste de changement.
