Quand la relation de couple devient un espace où l’on ne sait plus comment se parler
Il y a des moments dans une relation où les mots semblent manquer, où les mêmes disputes reviennent sans qu’on comprenne vraiment pourquoi, où l’on ressent une distance qui s’installe progressivement — sans que personne n’en soit entièrement responsable. Ce sentiment d’être à côté de l’autre, même en étant dans la même pièce, est souvent le signal que quelque chose demande à être regardé autrement, dans un cadre différent de celui du quotidien.
La thérapie de couple offre précisément cet espace : un lieu tiers, structuré, où chaque partenaire peut s’exprimer sans que la conversation dérape vers les réflexes habituels. Ce n’est pas un arbitrage ni une recherche de coupable, mais une démarche partagée pour comprendre ce qui se joue entre deux personnes — leurs attentes non formulées, leurs façons de réagir sous pression, leurs manières d’aimer qui parfois ne se rejoignent plus.

Qu’est-ce qui rend une thérapie de couple différente d’une simple discussion entre partenaires ?
Une thérapie de couple n’est pas une conversation ordinaire. Elle repose sur un cadre pensé pour que chacun puisse s’exprimer sans être interrompu ni jugé, ce qui change fondamentalement la dynamique habituelle de la relation.
Ce qui distingue cette démarche d’un échange à deux, c’est la présence d’une tierce personne formée à observer les interactions sans prendre parti. Cette position particulière permet de mettre en lumière des schémas relationnels qui passent inaperçus dans la vie quotidienne — des façons de couper court à l’autre, de minimiser ses propres besoins ou, au contraire, d’attendre que l’autre devine ce qu’on ressent. Ces automatismes, souvent ancrés depuis longtemps, ne se voient bien que lorsqu’on les regarde ensemble depuis un endroit neutre.
Les séances durent en moyenne une heure. Elles peuvent se tenir à un rythme hebdomadaire ou bimensuel selon la situation du couple, l’urgence ressentie et les disponibilités de chacun. La première séance est généralement consacrée à comprendre le contexte : ce qui a amené le couple à consulter, ce que chacun ressent, et ce que chacun espère — parfois de manière très différente.
Pourquoi l’approche ACT change la façon d’aborder les tensions dans un couple ?
La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, connue sous l’acronyme ACT, part d’un constat simple : chercher à éliminer les émotions difficiles aggrave souvent la souffrance plutôt qu’elle ne la réduit. Dans le contexte d’une relation de couple, cela se traduit concrètement par une invitation à accueillir ce qui est ressenti — la frustration, la tristesse, la colère — sans que ces émotions dictent entièrement les comportements.
Ce cadre de travail est particulièrement utile pour les couples qui se retrouvent coincés dans des cycles répétitifs : l’un qui fuit les conflits, l’autre qui les cherche pour être entendu ; l’un qui avance des reproches, l’autre qui se referme. L’ACT permet de déconstruire ces boucles en aidant chacun à identifier ses valeurs relationnelles profondes et à agir en accord avec elles, même dans des moments de tension.
Laetitia Lahanier est certifiée en ACT et a également suivi une formation à l’ANDC® (Approche non directive créatrice) au CRAM de Montréal. Ces deux approches se complètent : l’une travaille sur la flexibilité psychologique et la relation aux émotions, l’autre sur l’accueil inconditionnel de la personne et la qualité de la présence. Ensemble, elles permettent un espace à la fois structuré et profondément humain.


Pour qui est la thérapie de couple — et à quel moment la consulter ?
La thérapie de couple s’adresse à des profils très variés. Elle concerne des partenaires en crise ouverte, qui ne parviennent plus à se parler sans que la conversation tourne au conflit, mais aussi des couples qui fonctionnent en apparence correctement, et qui ressentent pourtant un éloignement, une perte de sens, ou une insatisfaction diffuse qu’ils ne savent pas nommer.
Elle peut être utile dans des périodes de transition importante — un déménagement, une naissance, un changement professionnel, un deuil — où les repères communs sont bousculés et où les deux partenaires n’ont pas forcément les mêmes ressources pour y faire face. Ces moments de déséquilibre, même temporaires, peuvent creuser un fossé si rien n’est mis en place pour le traverser ensemble.
Il n’existe pas de bon ou de mauvais moment pour consulter. Attendre que la situation soit « assez grave » est souvent ce qui transforme une difficulté surmontable en rupture. Commencer tôt — dès que la communication devient difficile ou que l’un des deux partenaires ressent une fatigue relationnelle — permet de travailler sur des bases encore solides, avec davantage de marge pour avancer.
Comment se déroule concrètement une séance de thérapie de couple ?
Chaque séance dure environ une heure. Les deux partenaires sont présents ensemble, et la parole circule librement dans un espace structuré par le cadre thérapeutique. Le rôle de la praticienne n’est pas de trancher entre deux points de vue, mais d’aider chacun à formuler ce qu’il vit — y compris ce qui reste habituellement non dit.
La première rencontre est souvent axée sur l’écoute du contexte : depuis combien de temps les difficultés sont présentes, comment elles se manifestent, ce que chaque partenaire espère de cette démarche. Il arrive que les deux membres du couple n’aient pas les mêmes attentes, et c’est précisément ce décalage qui devient un point de départ de travail. Il n’est pas nécessaire d’être d’accord sur tout pour commencer — il suffit d’être là.
Le rythme des séances est défini ensemble, en fonction de la situation. Un suivi hebdomadaire peut être proposé dans les premières semaines, puis espacé à mesure que le couple intègre de nouvelles façons de fonctionner. Les séances ont lieu à Grasse, ainsi qu’en cabinet à Mouans-Sartoux et à Callian. Des personnes venant de Mougins, Valbonne ou Sophia Antipolis consultent également régulièrement.


Quelle différence entre un accompagnement en couple et un suivi individuel dans une relation difficile ?
Un suivi individuel dans un contexte de difficultés de couple reste centré sur une seule perspective — celle de la personne qui consulte. C’est utile et souvent nécessaire, mais cela ne permet pas de travailler sur la dynamique à deux, c’est-à-dire sur ce qui se produit précisément dans l’espace entre les deux partenaires.
La thérapie de couple, elle, travaille sur le lien lui-même. Elle permet d’observer comment chacun réagit à l’autre, comment les émotions de l’un activent celles de l’autre, comment les schémas relationnels se co-construisent au fil du temps. Ce niveau d’observation n’est accessible que lorsque les deux personnes sont dans la même pièce — ou dans la même session en visioconsultation.
Les deux formes d’accompagnement ne s’excluent pas. Certains couples choisissent de mener les deux en parallèle, selon leurs besoins. Mais pour celles et ceux qui souhaitent travailler spécifiquement sur leur relation, la séance de couple reste l’espace le plus direct pour le faire.
Ce que propose Laetitia Lahanier aux couples à Grasse et dans ses environs
Laetitia Lahanier est psychopraticienne, titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique. Sa formation lui permet d’aborder les dynamiques de couple avec une lecture fine des mécanismes émotionnels et relationnels, sans réduire la démarche à un simple travail de communication.
Les séances de thérapie de couple à Grasse se tiennent dans un cadre qui favorise la parole de chacun. Pour les couples qui ne peuvent pas se déplacer facilement, la visioconsultation permet un accompagnement identique, sans contrainte géographique — ce qui rend la démarche accessible depuis Cannes, Antibes, Le Cannet, Mandelieu ou encore au-delà.
Prendre un premier rendez-vous, c’est simplement s’accorder le temps d’explorer, ensemble, ce qui mérite d’être regardé. La prise de rendez-vous se fait en ligne, directement depuis le site de la praticienne. Une première séance suffit souvent à poser les bases d’une compréhension nouvelle — sans engagement sur la suite, et sans pression sur ce que cette démarche devrait produire.
