Quand les relations deviennent une source d’inquiétude permanente : comment retrouver un rapport plus serein aux autres
Vous relisez un message envoyé dix fois avant de l’envoyer. Vous évitez certaines conversations parce que l’idée du conflit ou du rejet vous paralyse. Entre chaque échange important, une tension diffuse s’installe — difficile à nommer, mais impossible à ignorer. Ce que vous vivez n’est pas une faiblesse de caractère : c’est une forme d’anxiété ancrée dans la relation à l’autre, qui s’exprime souvent bien avant que les mots n’arrivent.
Ce type d’anxiété relationnelle fonctionne comme un signal. Il pointe vers des schémas profonds — la peur de ne pas être à la hauteur, d’être trop envahissant ou pas assez présent, de décevoir ou d’être décevable. Travailler sur ces mécanismes, c’est apprendre à observer ce qui se passe en soi sans en être submergé, et à retrouver une façon d’entrer en relation qui soit plus libre, plus choisie.

Qu’est-ce que l’anxiété relationnelle et comment se manifeste-t-elle concrètement ?
L’anxiété relationnelle, c’est une forme de tension intérieure qui se déclenche dans les liens avec les autres — amis, partenaire, collègues, famille. Elle ne se réduit pas à la timidité. Elle prend souvent la forme d’anticipations négatives récurrentes, d’une vigilance constante aux signaux de désapprobation, ou d’une difficulté à exprimer ce que l’on ressent sans craindre les conséquences.
Concrètement, elle peut se manifester par une tendance à éviter les désaccords même légitimes, à sur-analyser les réactions des autres, ou à ressentir une fatigue émotionnelle après la plupart des interactions sociales. Certaines personnes remarquent aussi une difficulté à poser des limites, accompagnée d’un sentiment de culpabilité lorsqu’elles le font quand même. Ces expériences varient en intensité d’une personne à l’autre, mais toutes méritent d’être prises au sérieux.
Comprendre d’où vient cette anxiété — quels contextes la déclenchent, quels besoins elle cherche à protéger — est souvent le point de départ d’un travail utile. Ce n’est pas l’anxiété elle-même qui pose problème, c’est la place qu’elle occupe et ce qu’elle coûte au quotidien.
Comment la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement aide à gérer l’anxiété dans les relations ?
La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, connue sous l’acronyme ACT, repose sur un principe fondamental : chercher à supprimer ce que l’on ressent aggrave souvent la tension. L’objectif n’est pas d’éliminer l’anxiété relationnelle, mais d’apprendre à ne plus la laisser dicter les comportements.
En pratique, l’ACT propose des outils pour observer ses pensées et émotions avec plus de recul — ce que l’on appelle la défusion cognitive — sans s’y identifier totalement ni tenter de les faire disparaître. Appliqué à l’anxiété relationnelle, ce travail permet progressivement de distinguer ce qui est une peur réelle d’une anticipation automatique, et d’agir en accord avec ses valeurs plutôt qu’en réaction à la peur.
Cette approche est intégrée dans le travail proposé à Mouans-Sartoux. Elle ne cherche pas à modifier la personnalité, mais à développer une relation plus souple avec ses propres états intérieurs — ce qui libère de l’espace pour des échanges relationnels plus authentiques.


Pourquoi les schémas relationnels répétitifs entretiennent l’anxiété ?
Certains schémas se répètent d’une relation à l’autre, presque malgré soi. On se retrouve toujours dans le même rôle — celui qui s’efface, qui s’adapte sans cesse, qui anticipe les besoins des autres avant les siens. Ces schémas ne sont pas des défauts de caractère : ils ont souvent été des stratégies efficaces à un moment donné, qui continuent de s’activer automatiquement.
Identifier ces dynamiques, c’est comprendre pourquoi certaines situations relationnelles déclenchent une anxiété disproportionnée par rapport à ce qui se passe réellement. Le lien entre l’histoire personnelle et les réactions actuelles devient alors plus lisible, moins envahissant.
L’approche non directive créatrice — l’ANDC®, développée au CRAM de Montréal — complète ce travail en favorisant une exploration intérieure respectueuse du rythme de chacun. Elle permet d’aller vers ce qui est difficile sans forcer, en laissant émerger ce qui est prêt à être compris.
Comment se déroule concrètement un accompagnement pour l’anxiété relationnelle ?
Une séance dure en moyenne une heure. La première rencontre est généralement consacrée à comprendre le contexte de la personne : ce qui l’amène, les situations qui génèrent le plus de tension, ce qu’elle a déjà essayé de mettre en place. Cette séance initiale n’est pas un interrogatoire, mais un espace d’écoute active où commence à se dessiner ce sur quoi il sera utile de travailler.
Le rythme des séances suivantes est ajusté selon les besoins : hebdomadaire au départ pour créer un fil de travail continu, puis bimensuel lorsque les outils sont intégrés et que la personne avance avec plus d’autonomie. Aucun calendrier n’est imposé — la progression se construit en dialogue.
Les séances ont lieu en cabinet à Mouans-Sartoux ou en visioconsultation. Les personnes venant de Grasse, Mougins ou Valbonne peuvent accéder au cabinet facilement. Pour celles qui préfèrent travailler depuis chez elles, la visio offre exactement le même cadre de travail, avec la même qualité de présence et d’attention.


Pour qui l’accompagnement autour de l’anxiété relationnelle est-il adapté ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui ressentent une forme de tension récurrente dans leurs relations — qu’il s’agisse de liens amicaux, professionnels, familiaux ou amoureux. Les personnes traversant une période de transition — séparation, changement professionnel, rupture de lien important — y trouvent souvent un espace pour démêler ce qu’elles ressentent sans avoir à tout gérer seules.
Il s’adresse aussi à celles qui se sentent souvent dépassées par leurs émotions dans les interactions, qui ont du mal à dire non sans ressentir une culpabilité intense, ou qui cherchent à comprendre pourquoi certaines relations deviennent rapidement épuisantes. L’accompagnement n’exige pas d’avoir traversé un événement particulier : une fatigue relationnelle diffuse est une raison tout aussi valable de vouloir y voir plus clair.
Les personnes vivant à Sophia Antipolis, Le Cannet ou Cannes consultent également, notamment en visioconsultation, qui permet de travailler sans contrainte de déplacement, à un moment choisi dans la semaine.
Qu’est-ce qui différencie le travail de Laetitia Lahanier dans l’accompagnement de l’anxiété relationnelle à Mouans-Sartoux ?
Laetitia Lahanier est titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, certifiée en ACT et formée à l’ANDC® au CRAM de Montréal. Ce croisement de formations lui permet d’articuler une compréhension fine des mécanismes émotionnels avec des outils concrets, issus de la psychologie humaniste et de la pleine conscience fonctionnelle, pour travailler sur l’anxiété relationnelle de façon ancrée dans le vécu réel de chaque personne.
La prise de rendez-vous se fait directement en ligne, sans intermédiaire. La première séance est l’occasion d’évaluer ensemble si le cadre proposé correspond à ce que la personne recherche — sans engagement systématique sur la suite. Cette transparence fait partie intégrante de la relation d’aide.
Que ce soit en cabinet à Mouans-Sartoux ou en séance visio pour les personnes venant de Callian, Antibes ou Mandelieu, Laetitia Lahanier propose un accompagnement structuré autour d’un objectif clair : permettre à chacun de retrouver une façon d’être en relation qui soit moins coûteuse émotionnellement, et plus conforme à ce qu’il souhaite vraiment vivre.
