Quand la distance s’installe dans un couple : comment retrouver un espace de dialogue sincère ?
Il arrive un moment où les mots se font rares, où les discussions tournent en rond, où l’un des deux se sent incompris sans savoir comment le formuler. Ce n’est pas forcément le signe d’une crise brutale — souvent, c’est une accumulation silencieuse : des attentes non dites, des blessures refoulées, des malentendus qui se cristallisent jusqu’à créer une véritable distance entre deux personnes qui s’aiment encore. Beaucoup de couples attendent d’être au bord de la rupture avant de chercher un espace pour en parler autrement.
La thérapie de couple offre précisément cet espace : un lieu où chacun peut s’exprimer sans être interrompu, sans craindre le jugement, avec un cadre structuré qui permet d’entendre l’autre différemment. Ce n’est pas une médiation, ni un arbitrage. C’est un travail à deux, accompagné par une professionnelle formée à comprendre les dynamiques relationnelles, les schémas répétitifs et la façon dont les émotions interfèrent dans la communication du quotidien.

Qu’est-ce que la thérapie de couple et à qui s’adresse-t-elle concrètement ?
La thérapie de couple s’adresse à deux partenaires qui souhaitent comprendre ce qui bloque leur relation, qu’ils soient en crise ouverte ou simplement dans une période de stagnation inconfortable. Elle ne présuppose pas que la relation soit en danger : certains couples viennent en séance pour traverser une période de transition — une naissance, un deuil, un changement professionnel — qui a déstabilisé leur équilibre.
D’autres viennent parce qu’ils reconnaissent des schémas qui se répètent : les mêmes disputes, les mêmes silences, la même sensation de ne pas être entendu malgré les efforts. Ce type de répétition n’est pas un défaut de volonté — il reflète souvent des modes relationnels ancrés bien avant la relation actuelle, qu’un accompagnement extérieur permet d’identifier et d’explorer.
Les séances durent en moyenne une heure. Le rythme est adapté à la situation de chaque couple : hebdomadaire dans les périodes plus intenses, bimensuel lorsque le travail s’installe dans la durée. La première séance est généralement consacrée à la compréhension du contexte : ce que chacun vit, ce qui a conduit à consulter, et ce que le couple souhaite explorer ensemble.
Comment fonctionne l’approche ACT dans un suivi de couple ?
L’ACT, ou Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, est une approche qui place la flexibilité psychologique au cœur du travail thérapeutique. Appliquée à la relation de couple, elle aide chacun des partenaires à identifier ce qui compte vraiment pour eux — leurs valeurs profondes — et à agir en cohérence avec ces valeurs plutôt que de réagir sous l’emprise des émotions ou des pensées automatiques.
Concrètement, cela signifie apprendre à ne plus être gouverné par la pensée qui dit « il ne m’écoute jamais » ou « elle ne change pas », mais à observer cette pensée sans lui laisser dicter la réaction. Cette technique, appelée défusion cognitive, permet de créer un écart entre ce qu’on ressent et ce qu’on fait — un espace où le choix devient possible. Pour un couple, c’est souvent là que les dynamiques commencent à se transformer.
L’ACT intègre aussi une dimension de pleine conscience fonctionnelle : être présent à l’échange, au lieu d’être absorbé par les ressentis du passé ou les anticipations anxieuses. Dans le cadre d’une séance, Laetitia Lahanier utilise ces outils non comme des exercices abstraits, mais comme des points d’appui concrets pour permettre au couple d’expérimenter une autre façon d’être ensemble.


Pourquoi les schémas relationnels se répètent-ils et comment y travailler ?
Les schémas relationnels répétitifs sont l’une des raisons les plus fréquentes qui amènent un couple en séance. Chaque partenaire arrive dans la relation avec une histoire : des façons d’exprimer — ou de ne pas exprimer — ses besoins, des réflexes émotionnels construits longtemps avant de se rencontrer. Quand ces histoires entrent en collision, les mêmes frictions tendent à réapparaître, même après des tentatives sincères de changement.
Identifier ces schémas ne revient pas à chercher un responsable. Le travail consiste plutôt à comprendre comment deux fonctionnements différents interagissent, se heurtent ou se nourrissent mutuellement. Cette compréhension partagée — que chacun soit prêt à regarder sa propre part — est souvent ce qui amorce un vrai changement dans la dynamique du couple.
La formation de Laetitia Lahanier en psychologie humaniste et en ANDC® (Approche non directive créatrice), acquise au CRAM de Montréal, lui permet d’adopter une posture d’écoute profonde qui respecte le rythme de chacun. Il ne s’agit pas d’aller vite, mais d’aller juste.
Comment se déroule une séance de thérapie de couple dans ce cadre ?
Une séance de thérapie de couple dure en moyenne une heure. Elle se tient dans un cadre structuré où chacun des deux partenaires dispose d’un espace équitable pour s’exprimer, sans que l’un ne prenne le dessus sur l’autre. La praticienne n’impose pas de ni de verdict : elle facilite la parole, relève ce qui mérite d’être exploré, et aide les deux partenaires à s’entendre autrement.
La première séance a souvent une fonction de cadrage : comprendre ce qui amène le couple aujourd’hui, ce que chacun ressent, ce que la relation traverse. Ce n’est pas un interrogatoire, mais une exploration ouverte qui permet de poser les bases du travail à venir. Certains couples sont surpris par ce que cette première heure fait remonter — non par provocation, mais parce qu’un espace sécurisé permet ce qui n’était pas dit de trouver sa place.
Le rythme des séances est défini ensemble, selon les besoins réels et le niveau d’urgence ressenti. Un suivi hebdomadaire peut s’espacer progressivement quand les outils sont intégrés et que la relation retrouve sa capacité à se réguler d’elle-même.


Quelle différence entre une thérapie de couple et une simple médiation ou consultation ponctuelle ?
Une consultation ponctuelle peut aider à traverser un moment de crise immédiate. La thérapie de couple, elle, s’inscrit dans une durée qui permet un travail plus en profondeur : comprendre les dynamiques sous-jacentes, modifier des habitudes de communication installées depuis des années, et développer des ressources que le couple pourra mobiliser bien au-delà des séances.
La médiation vise essentiellement à trouver un accord sur un désaccord. La thérapie de couple ne se limite pas à la résolution d’un conflit précis : elle travaille sur la relation elle-même, sur la façon dont les deux personnes se relient, se blessent parfois, et peuvent apprendre à mieux se rejoindre. La différence est fondamentale dans l’intention et dans la profondeur du travail engagé.
Ce type d’accompagnement ne convient pas à tous les moments ni à toutes les situations. Mais pour les couples qui sentent que quelque chose de plus profond que le « sujet du jour » est en jeu, une démarche thérapeutique structurée offre un cadre que la simple conversation — même bienveillante — ne peut pas remplacer.
Pourquoi consulter Laetitia Lahanier pour une thérapie de couple à Callian ?
Laetitia Lahanier reçoit les couples à Callian dans un cadre pensé pour permettre une parole libre et un travail sérieux. Titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, certifiée en ACT et formée à l’ANDC® au CRAM de Montréal, elle apporte une lecture à la fois rigoureuse et humaine des dynamiques relationnelles. Ce n’est pas une accumulation de diplômes — c’est une cohérence entre la formation, les outils utilisés et la posture adoptée en séance.
Les personnes qui la consultent viennent de Callian, mais aussi de Grasse, Mougins, Valbonne, Sophia Antipolis et Mouans-Sartoux, où elle dispose également d’un cabinet. Pour celles et ceux qui ne peuvent pas se déplacer, les séances en visioconsultation permettent de bénéficier du même accompagnement sans contrainte géographique, depuis n’importe quel endroit.
La prise de rendez-vous se fait directement via son site, pour une première séance de thérapie de couple à Callian ou en visio. Ce premier contact est l’occasion de présenter la situation, de poser les questions que l’on a, et de voir si ce cadre correspond à ce que le couple recherche — sans engagement au-delà de cette première rencontre.
