Reconnaître sa propre valeur : un chemin possible pour les adultes qui doutent d’eux-mêmes
Il y a des matins où se lever demande un effort que personne ne voit. Pas une fatigue physique, mais quelque chose de plus diffus : la sensation de ne pas être à la hauteur, de peser trop ou pas assez, d’avancer en s’excusant d’exister. Ce rapport douloureux à soi-même s’installe parfois si progressivement qu’on finit par le considérer comme une donnée fixe, une réalité immuable plutôt qu’un schéma que l’on peut comprendre et modifier.
Pourtant, l’estime de soi n’est pas un trait de caractère figé. Elle se construit dans l’histoire de chacun, à travers les expériences relationnelles, les messages reçus, les situations où l’on a appris à se taire plutôt qu’à s’affirmer. Travailler sur ce rapport à soi, avec un cadre adapté et une présence professionnelle, permet d’aller au-delà des tentatives solitaires pour toucher ce qui se joue vraiment en profondeur.

Qu’est-ce que l’estime de soi et pourquoi est-elle si difficile à reconstruire seul ?
L’estime de soi désigne la valeur que l’on s’accorde en tant que personne. Elle ne se réduit pas à la confiance en ses capacités : elle concerne le sentiment fondamental d’être légitime, digne d’être entendu et respecté, y compris dans ses limites et ses failles.
Quand elle est fragilisée, cela se traduit souvent par une tendance à minimiser ses besoins, à chercher constamment l’approbation extérieure ou à interpréter les situations neutres comme des preuves de son insuffisance. Ces réflexes ne sont pas des défauts de personnalité — ce sont des réponses apprises, souvent ancrées depuis l’enfance ou renforcées par des relations difficiles.
Reconstituer un rapport plus juste à soi-même demande du temps et un espace où ces mécanismes peuvent être observés sans jugement. Ce n’est pas une question de volonté : c’est une question de compréhension. C’est précisément ce que permet un accompagnement structuré, appuyé sur des approches validées par la recherche en psychologie contemporaine.
Comment la thérapie ACT aborde-t-elle l’estime de soi concrètement ?
La thérapie ACT — Thérapie d’Acceptation et d’Engagement — ne cherche pas à remplacer les pensées négatives par des pensées positives. Elle propose une autre relation aux pensées : les observer sans s’y identifier, les laisser traverser sans qu’elles dictent les comportements.
Dans le cadre du travail sur l’estime de soi, l’ACT permet de distinguer ce que l’on pense de soi de ce que l’on est réellement. Cette distance, appelée défusion cognitive, est souvent l’une des premières étapes. Elle aide à ne plus confondre « je pense que je suis nul » avec une vérité objective sur soi-même.
L’engagement, second pilier de cette approche, consiste à identifier ce qui compte vraiment pour la personne — ses valeurs profondes — et à orienter ses actions en ce sens, même en présence d’inconfort émotionnel. Pour quelqu’un qui doute de sa valeur, c’est souvent le début d’une mobilisation intérieure durable.


Pour qui est indiqué cet accompagnement à Callian ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui ressentent une forme de décalage persistant entre ce qu’ils vivent intérieurement et ce qu’ils projettent vers l’extérieur. Beaucoup arrivent avec l’impression de fonctionner « normalement » en apparence, tout en portant un sentiment diffus de ne pas mériter leur place.
Cela concerne aussi des personnes traversant une période de transition : changement professionnel, rupture, repositionnement après une longue période de mise de côté de soi. Ces moments de bascule peuvent fragiliser encore davantage un rapport à soi déjà instable, et appellent un espace où réexaminer ce que l’on attend de soi et des autres.
Les séances à Callian sont accessibles aux personnes venant également de Fayence, de Draguignan ou des villages du Haut-Var, ainsi qu’à celles qui préfèrent la visioconsultation pour éviter les déplacements. Ce format en ligne, disponible partout, permet un suivi régulier sans contrainte géographique.
Comment se passe concrètement une séance centrée sur l’estime de soi ?
Une séance dure en moyenne une heure. La première rencontre est généralement consacrée à la compréhension du contexte : ce qui amène la personne, ce qu’elle a déjà tenté, ce qu’elle ressent sans toujours pouvoir le nommer. Il ne s’agit pas de remplir un formulaire, mais d’ouvrir un espace où la parole peut se déposer librement.
Les séances suivantes s’organisent en fonction de ce qui émerge : des situations récentes qui ont activé le doute, des schémas relationnels récurrents, des émotions évitées. Le rythme recommandé est souvent hebdomadaire dans un premier temps, puis bimensuel selon l’évolution et les besoins de la personne.
L’approche ANDC® — Approche non directive créatrice, développée au CRAM de Montréal — nourrit la relation thérapeutique d’une qualité de présence particulière. Elle favorise l’émergence de ce que la personne porte en elle, sans imposition de direction ni de grille d’interprétation préétablie. Cela crée un espace rare où l’on peut réellement s’entendre soi-même.


Pourquoi les schémas répétitifs dans les relations sont-ils liés à l’estime de soi ?
L’estime de soi ne se vit pas uniquement dans la solitude : elle se révèle surtout dans le rapport aux autres. Une personne qui s’accorde peu de valeur aura souvent du mal à poser des limites, à exprimer ses besoins sans culpabilité, ou à recevoir une critique sans la transformer en confirmation de son insuffisance.
Ces mécanismes relationnels ne sont pas des défauts de caractère. Ils témoignent d’une façon d’avoir appris à se protéger, parfois très tôt. Comprendre d’où ils viennent, et dans quelles situations ils se réactivent, permet d’en sortir progressivement sans se battre contre soi-même.
Le travail sur l’estime de soi rejoint ainsi le travail sur les modes relationnels : apprendre à s’affirmer sans s’effacer, à recevoir sans se méfier, à exprimer un désaccord sans craindre l’abandon. Ces apprentissages se font dans le temps, avec de la régularité et un cadre suffisamment stable pour que quelque chose puisse vraiment changer.
Quelle formation et quelle approche sont mobilisées dans cet accompagnement ?
Laetitia Lahanier est titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, certifiée en ACT et formée à l’ANDC® au CRAM de Montréal. Ces formations ne sont pas des labels : elles définissent une façon d’être avec l’autre dans la relation d’aide, ancrée dans la recherche et la pratique réelle.
La certification ACT implique une maîtrise des outils de pleine conscience fonctionnelle, de défusion et d’engagement vers les valeurs. Ce n’est pas une approche directive : elle part de ce que la personne vit, de ce qu’elle observe en elle, pour construire un mouvement possible vers plus de liberté intérieure.
La formation à l’ANDC® apporte une sensibilité particulière à la dimension créatrice de l’être humain — la capacité à se transformer, à se relier à soi-même différemment. Combinée à l’ACT, elle permet un accompagnement qui s’ajuste à la singularité de chaque personne, sans chercher à la faire rentrer dans un moule théorique préétabli.

Prendre rendez-vous à Callian pour un accompagnement autour de l’estime de soi
Laetitia Lahanier reçoit à Callian, mais aussi à Mouans-Sartoux, et propose des séances en visioconsultation pour les personnes situées à Grasse, Mougins, Valbonne, Sophia Antipolis ou plus loin. Quelle que soit la situation géographique, le suivi peut s’organiser de façon régulière et cohérente.
La prise de rendez-vous se fait directement en ligne, sans démarche complexe. Une première séance suffit souvent à clarifier ce qui pèse, à nommer ce qui était resté flou, et à évaluer ensemble si cet espace correspond à ce dont la personne a besoin. Aucun engagement long terme n’est requis d’emblée.
Pour les adultes à Callian et ses environs qui ressentent que leur rapport à eux-mêmes mérite une attention sérieuse, cet accompagnement offre un cadre concret, une relation d’aide fondée sur des approches reconnues, et une psychopraticienne formée à accompagner ce type de chemin avec la rigueur et la présence que cela demande.
