Traverser la perte d’un être cher : comment se reconstruire sans effacer ce qu’on a vécu
Perdre quelqu’un qu’on aime bouleverse chaque repère. Les journées perdent leur rythme habituel, les émotions se succèdent sans logique apparente, et l’entourage, aussi présent soit-il, ne sait parfois plus quoi dire. Ce silence autour de la douleur peut aggraver un sentiment d’isolement déjà profond. Le deuil n’est pas une faiblesse ni une étape à « gérer » rapidement — c’est une réalité humaine qui mérite d’être traversée à son propre rythme, avec un espace pour que tout cela puisse exister.
Ce qui rend le deuil particulièrement difficile, c’est qu’il ne suit aucun calendrier. Certaines personnes ressentent la douleur de façon immédiate et intense, d’autres sont comme anesthésiées pendant des semaines avant que les émotions ne remontent. D’autres encore croient avoir « tourné la page » avant de se retrouver submergées des mois plus tard, lors d’un anniversaire, d’une odeur, d’une chanson. Dans tous les cas, ce qui se passe intérieurement mérite d’être accueilli, non jugé.

Qu’est-ce que le deuil provoque réellement sur le plan émotionnel et relationnel ?
Le deuil ne touche pas seulement la tristesse. Il réactive souvent des couches d’émotions plus anciennes, des peurs, des regrets, parfois même de la colère dirigée vers soi ou vers l’autre. Ces réactions, bien que déstabilisantes, font partie intégrante du processus. Elles signalent que le lien avec la personne perdue était réel et que son absence a un poids.
Sur le plan relationnel, la perte peut creuser un fossé entre soi et les proches. On se sent incompris, parfois incapable de verbaliser ce qu’on ressent, ou au contraire trop fragile pour entendre les mots maladroits des autres. Les liens familiaux ou de couple peuvent se tendre dans ces périodes, chaque personne portant son propre deuil à sa manière, sans forcément pouvoir le partager.
Le corps, lui aussi, enregistre la perte. Troubles du sommeil, fatigue persistante, difficulté à se concentrer, perte d’appétit ou au contraire hyperphagie : ces manifestations physiques sont fréquentes et souvent incomprises. Reconnaître leur lien avec le deuil est déjà un premier pas vers une compréhension plus juste de ce qu’on traverse.
Pourquoi un accompagnement peut changer la façon de vivre son deuil ?
Un accompagnement professionnel ne vise pas à accélérer le processus ni à atténuer artificiellement la douleur. Il offre un cadre dans lequel tout peut être dit, y compris ce qu’on n’ose pas exprimer ailleurs. Cette liberté de parole, sans peur du jugement, est souvent ce qui manque dans l’entourage habituel, aussi bienveillant qu’il soit.
Les séances durent en moyenne une heure. Elles permettent de revenir sur ce qui s’est passé, sur ce que l’on ressent, sur les questions qui restent sans réponse. Le rythme hebdomadaire ou bimensuel est ajusté selon les besoins de chaque personne, car le deuil ne suit pas une progression linéaire et l’accompagnement doit en tenir compte.
Ce que l’on cherche dans cet espace, ce n’est pas d’oublier, mais de trouver comment continuer à vivre en portant la perte autrement — sans qu’elle occupe tout le champ. C’est un travail sur le rapport aux émotions, sur la capacité à les accueillir sans en être totalement submergé, et sur la possibilité de redonner du sens à ce qui vient.


Comment la Thérapie d’Acceptation et d’Engagement (ACT) accompagne le processus de deuil ?
La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, dite ACT, est une approche fondée sur des recherches en psychologie comportementale et contextuelle. Elle repose sur un principe central : la souffrance diminue non pas en la combattant, mais en apprenant à lui faire de la place tout en continuant à agir selon ce qui compte pour soi.
Dans le cadre du deuil, l’ACT aide à identifier les pensées et émotions douloureuses sans chercher à les supprimer. Plutôt que de lutter contre la tristesse ou la culpabilité, on apprend à les observer avec une certaine distance, sans qu’elles dictent entièrement les comportements. Cette posture, appelée défusion cognitive, est l’une des compétences clés développées au fil des séances.
L’ACT intègre également des exercices de pleine conscience fonctionnelle — non pas comme une pratique de relaxation, mais comme un outil pour rester ancré dans l’instant présent même en période de douleur intense. Ces techniques concrètes, associées à un travail sur les valeurs personnelles, permettent de retrouver progressivement une direction de vie, même lorsque tout semble figé.
Quelle place pour l’approche ANDC® dans l’accompagnement du deuil ?
L’Approche non directive créatrice, développée au CRAM de Montréal, place la personne au centre de son propre processus. Elle s’appuie sur une posture d’écoute profonde et sur la conviction que chaque individu porte en lui les ressources nécessaires pour traverser ce qu’il vit, à condition d’en avoir l’espace.
Dans un accompagnement lié au deuil, cette approche humaniste permet d’aller au-delà du récit des faits pour toucher ce qui se passe véritablement au niveau émotionnel. Elle favorise l’émergence de ce qui n’a pas encore pu être dit ou reconnu, y compris les aspects ambivalents : aimer et en vouloir à la personne perdue, ressentir du soulagement et de la culpabilité en même temps.
Ce travail ne suit pas un protocole prédéfini. Il s’adapte à ce que la personne apporte séance après séance, ce qui en fait un espace vivant, ajusté à la réalité du moment. Cette flexibilité est particulièrement précieuse dans le deuil, où les besoins varient d’une semaine à l’autre, parfois d’un jour à l’autre.


Pour qui cet accompagnement autour du deuil est-il adapté ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes traversant une perte, qu’il s’agisse du décès d’un proche, d’une rupture vécue comme un deuil, de la perte d’un emploi ou d’un projet de vie. Il s’adresse aussi aux couples dont la relation est fragilisée par un deuil vécu différemment entre les deux partenaires.
Certaines personnes viennent quelques semaines après la perte, encore sous le choc. D’autres arrivent des mois ou des années plus tard, avec le sentiment que « ça devrait être passé » alors que la souffrance reste bien présente. Les deux situations sont tout aussi légitimes, et l’accompagnement s’y ajuste.
Des personnes venant de Mouans-Sartoux, de Callian, de Grasse, de Mougins ou encore de Valbonne consultent dans ce cadre, en cabinet ou à distance. Le format en visioconsultation permet à ceux qui habitent plus loin — notamment vers Sophia Antipolis, Antibes ou Cannes — de bénéficier du même suivi sans contrainte de déplacement.
Comment se déroule concrètement un suivi pour traverser un deuil à Fayence ?
La première séance est un espace d’échange ouvert. Elle ne suit pas un questionnaire standardisé mais permet de comprendre ce que la personne vit, depuis combien de temps, comment la perte a eu lieu, et ce qui l’a amenée à consulter à ce moment précis. Ce premier temps pose les bases d’une relation de confiance sur laquelle tout le reste s’appuiera.
Les séances suivantes, d’une durée d’environ une heure, évoluent au rythme de la personne. Certaines semaines sont davantage axées sur l’expression de ce qui déborde, d’autres sur des outils concrets issus de l’ACT pour mieux vivre avec les émotions difficiles. Le rythme hebdomadaire est souvent recommandé dans les premières semaines, puis il peut devenir bimensuel selon l’évolution du vécu.
À Fayence et dans ses environs, les séances en cabinet restent possibles, et la visioconsultation est proposée à ceux qui souhaitent un cadre plus souple. Aucun format n’est imposé : l’objectif est que la personne puisse venir, revenir, et continuer à avancer sans que des contraintes logistiques ne freinent cet élan.

Consulter Laetitia Lahanier à Fayence pour un accompagnement autour du deuil : ce qu’il faut savoir
Laetitia Lahanier est psychopraticienne, titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, certifiée en ACT et formée à l’ANDC® au CRAM de Montréal. Cette double formation lui permet d’articuler des approches complémentaires : l’une centrée sur l’acceptation et l’engagement, l’autre sur la relation d’aide et l’écoute active. Cette combinaison est particulièrement adaptée aux personnes qui traversent un deuil et qui ont besoin à la fois d’un espace pour ressentir et d’outils pour avancer.
Les séances se tiennent en cabinet à Mouans-Sartoux et à Callian, deux lieux accessibles depuis Fayence et les villages alentour. Les personnes préférant éviter le déplacement, ou résidant dans des zones plus éloignées comme Le Cannet ou Mandelieu, peuvent opter pour la visioconsultation, qui offre le même niveau d’écoute et d’engagement dans le suivi.
Pour prendre rendez-vous, les modalités de contact sont disponibles directement sur le site. La première séance avec Laetitia Lahanier est l’occasion de poser les bases d’un accompagnement ajusté à ce que vous vivez — sans agenda prédéfini, sans promesse de résultat, mais avec une présence réelle et un cadre professionnel pensé pour que vous puissiez traverser cette période sans la traverser seul.
