Quand partir vivre ailleurs laisse un vide difficile à nommer
Vous avez tout organisé, tout anticipé. Le départ s’est bien passé. Et pourtant, quelques semaines ou quelques mois après votre installation, une sensation étrange s’installe : une fatigue émotionnelle diffuse, une impression de flotter entre deux mondes, une difficulté à vous reconnaître dans ce quotidien pourtant choisi. Ce que vous traversez n’est pas une faiblesse. C’est ce que beaucoup d’expatriés vivent sans pouvoir tout à fait le formuler.
Le déracinement touche des aspects très concrets de la vie : les repères culturels qui disparaissent, les liens affectifs mis à distance, les habitudes qui n’ont plus le même sens dans un autre contexte. Cela peut se traduire par une irritabilité inexpliquée, un sentiment d’isolement même entouré de personnes, ou une difficulté à trouver sa place dans les relations nouvelles. Mettre des mots sur ce qui se passe en soi est souvent le premier pas pour retrouver un ancrage intérieur.

Pourquoi l’expatriation peut provoquer une déstabilisation émotionnelle profonde
Partir à l’étranger ou s’installer dans une nouvelle région modifie bien plus que l’environnement géographique. Cela réorganise les points d’appui émotionnels sur lesquels chacun fonctionne au quotidien : la langue, les rituels sociaux, les liens familiaux, le sentiment d’appartenance à un groupe. Lorsque ces repères disparaissent simultanément, le système émotionnel peut se retrouver en surcharge, sans que la personne comprenne forcément ce qui se passe.
Ce phénomène ne touche pas uniquement les personnes qui ont « mal vécu » leur départ. Il concerne aussi ceux qui ont choisi cette expatriation librement, qui en sont fiers, et qui peinent pourtant à expliquer pourquoi ils se sentent aussi peu eux-mêmes. La dissonance entre ce que l’on devrait ressentir et ce que l’on ressent réellement est elle-même une source d’épuisement émotionnel.
Des émotions comme la culpabilité de ne pas profiter, la nostalgie mal acceptée ou la frustration dans les nouvelles relations sont des réponses normales à une situation de rupture identitaire. Les reconnaître pour ce qu’elles sont — et pas comme des défauts de caractère — est une étape structurante dans tout travail d’accompagnement.
Qu’est-ce que l’ACT apporte concrètement aux personnes qui vivent un déracinement
La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, connue sous le nom d’ACT, repose sur un principe simple mais fondamental : ce n’est pas l’émotion en elle-même qui crée la souffrance, c’est la lutte contre cette émotion. Apprendre à accueillir ce que l’on ressent, sans chercher à l’effacer, libère une énergie considérable pour agir en accord avec ce qui compte vraiment.
Dans le cadre d’une expatriation, l’ACT offre des outils très concrets. Elle aide à identifier les valeurs personnelles profondes — celles qui restent stables quel que soit le pays dans lequel on vit — et à s’appuyer sur elles pour prendre des décisions, construire des liens et s’engager dans un quotidien qui a du sens. La pleine conscience fonctionnelle, intégrée à cette approche, permet également de réduire l’emprise des pensées envahissantes liées au passé ou à l’incertitude du futur.
Laetitia Lahanier, certifiée en ACT et titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, utilise cette approche dans ses séances pour accompagner les personnes qui traversent des périodes de rupture comme l’expatriation. Les séances durent en moyenne une heure. Le rythme est adapté à chaque situation, hebdomadaire ou bimensuel selon les besoins.


Comment l’ANDC® aide à retrouver un lien avec soi-même après un départ
L’Approche Non Directive Créatrice, ou ANDC®, est une méthode centrée sur l’écoute profonde de soi. Elle part du principe que chaque personne porte en elle les ressources nécessaires pour comprendre ce qu’elle vit, à condition de lui offrir un espace pour l’explorer sans jugement ni injonction. C’est une approche issue de la psychologie humaniste, développée au CRAM de Montréal, dans laquelle Laetitia Lahanier a été formée.
Dans le contexte du déracinement, cette approche prend tout son sens. Elle permet d’explorer les émotions liées à la perte de repères, d’identifier les besoins qui ne sont plus satisfaits depuis le départ, et de mieux comprendre les schémas relationnels qui se réactivent dans les moments de vulnérabilité. Le travail ne consiste pas à analyser le passé pour le corriger, mais à mieux se comprendre pour avancer différemment.
La première séance est généralement consacrée à la compréhension du contexte de vie de la personne : son histoire, ce qui l’a amenée à consulter, ce qu’elle cherche à clarifier. Ce temps d’écoute initial est structurant, car il pose les bases d’une relation de confiance dans laquelle le travail sur les émotions peut réellement commencer.
Pour qui est indiqué un accompagnement autour de l’expatriation et du déracinement
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui ont quitté leur pays d’origine, leur région ou leur environnement familier, et qui ressentent les effets de cette rupture dans leur vie émotionnelle ou relationnelle. Cela peut concerner des personnes parties depuis quelques mois comme depuis plusieurs années, et qui n’ont jamais eu l’occasion de mettre en mots ce qu’elles ont traversé.
Il est aussi adapté aux personnes qui s’apprêtent à rentrer dans leur pays après une longue période à l’étranger — un phénomène souvent sous-estimé, appelé retour d’expatriation, qui peut générer autant de désorientation que le départ initial. La perte d’un mode de vie, d’un statut ou de liens construits à l’étranger peut provoquer une vraie crise de sens.
Les couples peuvent également être concernés, lorsque l’expatriation a mis en tension des modes de fonctionnement différents, creusé des distances ou révélé des attentes implicites qui n’ont jamais été formulées. L’accompagnement peut alors se faire en individuel ou, selon les situations, à deux.


Comment se passe concrètement un suivi pour une personne expatriée ou déracinée
Chaque suivi est construit à partir de ce que la personne apporte en séance. Il n’y a pas de programme prédéfini ni d’objectifs imposés de l’extérieur. Le premier rendez-vous permet d’explorer ce qui est vécu, ce qui pèse, ce qui est difficile à dire ou à accepter. C’est un temps de mise en mots, sans attente de performance.
Le rythme recommandé est généralement hebdomadaire dans les premières semaines, pour créer une régularité qui soutient le travail émotionnel. Il peut évoluer vers un rythme bimensuel une fois que la personne a trouvé des appuis intérieurs plus stables. La durée totale du suivi varie selon les personnes et n’est jamais fixée à l’avance de manière rigide.
Les séances ont lieu en cabinet, notamment à Mouans-Sartoux et à Callian, deux localisations accessibles depuis Cannes mais aussi depuis Grasse, Mougins, Valbonne ou Sophia Antipolis. Pour les personnes qui souhaitent un accompagnement sans contrainte de déplacement, les séances en visioconsultation offrent la même qualité d’échange, depuis n’importe quel endroit.
Ce qui rend pertinent un suivi avec une praticienne formée à Cannes et ses environs
Les personnes qui vivent à Cannes, au Cannet ou à Antibes et qui traversent une période de déracinement ont besoin d’un espace dans lequel leur vécu est pris au sérieux — pas minimisé au nom d’une expatriation « enviable », pas traité comme une simple adaptation à accélérer. Laetitia Lahanier, formée à la relation d’aide et à l’ACT, aborde chaque situation à partir de ce que la personne vit réellement, sans grille de lecture préétablie.
Son parcours croise plusieurs approches complémentaires : la rigueur de la psychologie humaniste acquise lors de son Master 1, la profondeur de l’écoute développée avec l’ANDC®, et les outils pratiques de l’ACT pour soutenir des changements concrets dans la vie quotidienne. Ce croisement lui permet d’accompagner des situations complexes, notamment celles où les émotions sont difficiles à nommer ou entrent en contradiction avec les attentes de l’entourage.
La prise de rendez-vous peut se faire directement en ligne. Une première séance en visio ou en cabinet permet déjà de poser les premières bases et d’évaluer ensemble si cet accompagnement correspond à ce que vous cherchez. Vous n’avez pas besoin d’attendre d’être « vraiment en difficulté » pour consulter : comprendre ce que vous traversez est en soi un objectif valable.
