Quand partir vivre à l’étranger devient une source d’épuisement intérieur : comment retrouver un équilibre ?
Au départ, l’expatriation ressemble souvent à une promesse — une nouvelle vie, un horizon différent, une opportunité de se réinventer. Puis vient le quotidien. L’enthousiasme des premières semaines laisse place à une fatigue plus profonde, difficile à nommer : une sensation d’étrangeté persistante, un détachement progressif des choses qui avaient du sens, un sentiment d’être ailleurs même quand on est là. Ce que beaucoup de personnes expatriées vivent sans pouvoir le formuler, c’est une forme de déprime silencieuse, installée dans les interstices de la vie construite au loin.
Ce vécu n’est pas un signe de faiblesse, ni la preuve que le choix d’expatriation était une erreur. C’est une réponse humaine à une rupture — de repères, de liens, parfois d’identité. Ce que l’on n’avait pas anticipé, c’est à quel point les liens invisibles avec un lieu, une culture, un réseau de personnes proches pouvaient structurer le sens de qui l’on est. Quand ces fils se distendent, quelque chose vacille. Travailler sur ce vacillement, c’est précisément ce que permet un espace thérapeutique adapté à cette réalité.

Pourquoi l’expatriation peut-elle générer une déprime durable et comment la distinguer d’une simple période d’adaptation ?
La déprime liée à l’expatriation ne ressemble pas toujours à une tristesse franche. Elle se manifeste souvent par une fatigue émotionnelle diffuse, une perte d’élan, une difficulté à se projeter ou à se sentir pleinement présent dans sa nouvelle vie. Certaines personnes décrivent un sentiment d’imposture dans leur propre quotidien — elles fonctionnent, mais sans s’y reconnaître.
Ce qui distingue cette déprime d’une simple période d’ajustement, c’est sa persistance et son impact sur la manière de se relier aux autres et à soi-même. L’isolement, le repli sur soi, la difficulté à investir de nouveaux liens ou à maintenir ceux d’avant sont des signaux qui méritent attention. Ces expériences ne sont pas universelles et chaque parcours d’expatriation est singulier — ce qui affecte l’une personne peut laisser une autre relativement indemne.
La durée et le contexte d’installation jouent un rôle important. Une expatriation choisie n’engendre pas les mêmes tensions intérieures qu’une expatriation subie pour des raisons professionnelles ou familiales. La pression de « bien vivre » son départ, de ne pas décevoir ceux qui admirent la démarche, peut ajouter une couche supplémentaire d’épuisement à ce qui est déjà pesant.
Qu’est-ce que la thérapie ACT apporte aux personnes en situation d’expatriation et de déprime ?
La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement — connue sous l’acronyme ACT — repose sur un principe fondamental : ce n’est pas la présence de pensées ou d’émotions douloureuses qui pose problème, mais le rapport que l’on entretient avec elles. Appliquée au contexte de l’expatriation, cette approche permet de travailler sur la résistance intérieure à ce qui est difficile, plutôt que de chercher à l’éliminer.
Concrètement, une séance ACT dans ce cadre peut explorer comment certaines pensées automatiques — « je n’aurais pas dû partir », « je suis incapable de m’adapter », « les autres gèrent mieux que moi » — alimentent la déprime et bloquent la capacité d’agir. L’objectif n’est pas d’effacer ces pensées, mais d’apprendre à ne plus en être prisonnier, pour pouvoir continuer à avancer en cohérence avec ce qui compte vraiment.
L’ACT intègre également des outils de pleine conscience fonctionnelle, qui permettent de revenir au moment présent sans le juger. Pour une personne expatriée dont l’attention est souvent tiraillée entre le passé laissé derrière et un avenir encore flou, cet ancrage concret dans le présent peut constituer un point d’appui réel. Les séances durent en moyenne une heure et peuvent se tenir en cabinet ou en visioconsultation.


Comment l’ANDC® accompagne-t-elle la reconstruction du lien à soi après un déracinement ?
L’Approche Non Directive Créatrice, développée au CRAM de Montréal, part du postulat que chaque personne porte en elle une capacité à comprendre ses propres fonctionnements — à condition de disposer d’un espace suffisamment libre et sécurisant pour les explorer. Dans le contexte de l’expatriation, cette approche trouve une résonance particulière.
Se retrouver dans un environnement étranger, c’est aussi être confronté à l’inconnu de soi-même — à des réactions que l’on n’avait pas prévues, à des besoins que l’on n’avait pas identifiés, à des modes relationnels qui se révèlent sous un nouveau jour. L’ANDC® offre un espace pour traverser cette découverte sans grille préétablie, en laissant émerger ce qui cherche à se dire.
Laetitia Lahanier, formée à cette approche au CRAM de Montréal et titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, utilise l’ANDC® pour accompagner les personnes dans la compréhension de leurs schémas émotionnels et relationnels. Ce travail ne suit pas un protocole rigide : il s’adapte au rythme et aux besoins de chacun, que ce soit lors d’une première séance centrée sur la compréhension du contexte de vie, ou dans la durée d’un suivi hebdomadaire.
Pour qui est cet accompagnement thérapeutique autour de l’expatriation et de la déprime ?
Cet accompagnement s’adresse à toute personne adulte qui vit ou a vécu une expatriation et qui ressent un décalage persistant entre sa vie extérieure et son état intérieur. Cela peut concerner aussi bien quelqu’un installé à l’étranger depuis peu que quelqu’un de retour dans son pays d’origine, qui réalise qu’il a du mal à retrouver ses repères.
Les couples expatriés peuvent également traverser des tensions spécifiques liées à ce contexte : l’un des deux s’est peut-être senti contraint de suivre l’autre, les dynamiques du couple ont évolué sous la pression de l’adaptation, les attentes n’ont pas été dites. Un accompagnement en séance individuelle ou en couple peut aider à mettre des mots sur ces glissements relationnels.
Les personnes vivant à Mougins ou dans les environs — comme Valbonne, Grasse, Sophia Antipolis ou encore Cannes — peuvent accéder à cet accompagnement en cabinet à Mouans-Sartoux ou Callian. Les séances en visioconsultation élargissent cette possibilité à toute personne, quelle que soit sa localisation géographique, y compris depuis l’étranger.


Comment se déroule concrètement un suivi thérapeutique pour une personne expatriée en état de déprime ?
La première séance est rarement celle où tout se dit — elle est surtout celle où l’espace commence à prendre forme. Elle est généralement consacrée à la compréhension du contexte de vie : depuis quand la personne est expatriée, dans quelles conditions ce départ a eu lieu, ce qui a changé dans son quotidien et dans ses relations, ce qui lui manque ou ce qui la pèse sans qu’elle puisse bien le formuler.
Les séances suivantes permettent d’aller plus loin dans l’exploration des émotions, des modes de fonctionnement et des besoins qui peinent à être exprimés. Le rythme recommandé est généralement hebdomadaire dans un premier temps, puis peut évoluer vers un rythme bimensuel selon la progression et les besoins de la personne. Chaque séance dure en moyenne une heure.
L’objectif n’est pas de résoudre l’expatriation elle-même, mais de permettre à la personne de se réapproprier son vécu, de mieux comprendre ce qui se joue en elle, et de retrouver une forme de continuité intérieure malgré les ruptures extérieures. Ce travail peut également porter sur les difficultés à poser des limites, sur l’estime de soi mise à mal par l’isolement, ou sur la surcharge émotionnelle accumulée au fil des mois.
Combien de séances sont nécessaires pour sortir de la déprime liée à l’expatriation ?
Il n’existe pas de réponse unique à cette question. La durée d’un suivi dépend de la nature et de l’ancienneté de ce qui est traversé, du rythme auquel la personne souhaite avancer, et de ce qui émerge au fil des séances. Certaines personnes trouvent un allégement sensible après quelques séances ; d’autres préfèrent s’inscrire dans un travail de fond sur plusieurs mois.
Ce que l’on peut dire avec précision, c’est que le cadre proposé reste flexible. Le rythme hebdomadaire ou bimensuel s’ajuste aux contraintes réelles des personnes, notamment celles qui voyagent régulièrement ou dont les emplois du temps sont peu prévisibles. La visioconsultation rend cet accompagnement accessible depuis Antibes, Le Cannet, Mandelieu, ou depuis n’importe quel pays d’expatriation.
Ce n’est pas la fréquence seule qui détermine la qualité d’un suivi, mais la qualité de la présence dans cet espace — la capacité à s’y montrer, à y déposer ce qui pèse, à y travailler ce qui résiste. C’est ce cadre que Laetitia Lahanier s’attache à construire avec chaque personne qu’elle accompagne, en individuel ou en couple.

Pourquoi consulter Laetitia Lahanier à Mougins pour un accompagnement autour de l’expatriation et de la déprime ?
Laetitia Lahanier est psychopraticienne certifiée en ACT et formée à l’ANDC® — deux approches complémentaires qui permettent d’aborder à la fois le vécu émotionnel profond et les comportements concrets du quotidien. Son Master 1 en psychologie clinique et pathologique ancre ce travail dans une compréhension rigoureuse du fonctionnement humain, sans pour autant le réduire à des catégories ou à des étiquettes.
Pour les personnes résidant à Mougins, la prise de rendez-vous peut se faire pour des séances en cabinet à Mouans-Sartoux ou Callian, ou en visioconsultation depuis chez soi. Cette flexibilité est particulièrement adaptée aux expatriés dont la vie est souvent organisée autour de contraintes de mobilité ou de décalages horaires. La relation d’aide qui se construit dans ce cadre repose sur une écoute attentive au contexte singulier de chaque personne, sans protocole figé.
Cet accompagnement s’adresse à celles et ceux qui sentent qu’ils portent quelque chose de lourd depuis trop longtemps — une fatigue intérieure que ni le temps ni les distractions n’ont réussi à dissoudre. La prise de rendez-vous se fait directement en ligne, sans délai d’attente prolongé, pour une première séance qui commence toujours là où en est la personne.
