Traverser une rupture amoureuse : comment reprendre pied quand tout semble s’effondrer ?
Certaines nuits, les messages envoyés ne reçoivent plus de réponse. Certains matins, le réveil est difficile parce que la réalité de l’absence s’impose avant même que la journée commence. La rupture amoureuse ne produit pas seulement un vide affectif — elle désorganise les repères, l’estime qu’on a de soi, et parfois le sens même que l’on donnait à ses projets. Ce que l’on ressent dans ces moments-là n’est pas une faiblesse : c’est une réponse humaine à une perte réelle, qui mérite d’être accueillie avec la juste attention.
Chercher un espace où déposer ce que l’on traverse sans avoir à se justifier ni à faire bonne figure, c’est souvent le premier pas concret. Un accompagnement centré sur les émotions et les schémas relationnels peut permettre de traverser cette période sans rester bloqué dedans — non pas en effaçant ce qui a existé, mais en comprenant ce que cette expérience révèle de soi, de ses besoins et de sa manière d’entrer en relation avec l’autre.

Pourquoi une rupture peut-elle provoquer une telle intensité émotionnelle ?
Une rupture amoureuse active des zones du cerveau liées à la douleur physique. Ce n’est donc pas une image : la souffrance ressentie est réelle, mesurable, et souvent sous-estimée par l’entourage. La tristesse, la colère soudaine, l’agitation ou au contraire un sentiment d’engourdissement font partie d’un processus de deuil relationnel que chacun traverse à son propre rythme.
Ce qui complique souvent cette période, c’est la superposition de plusieurs types de perte. On ne perd pas seulement une personne : on perd aussi une vision du futur, un quotidien partagé, parfois un réseau social commun, et parfois une certaine image de soi. Comprendre ce que cache précisément la douleur — ce à quoi on était vraiment attaché — est une étape qui demande un espace de réflexion structuré.
C’est justement dans cet espace que le travail thérapeutique prend tout son sens. Plutôt que de chercher à effacer l’émotion, l’approche ACT (Thérapie d’Acceptation et d’Engagement) propose d’observer ce que l’on ressent sans en être prisonnier, pour retrouver progressivement sa capacité à agir en accord avec ses valeurs profondes. Une séance dure en moyenne une heure — un temps qui permet d’aller au fond des choses, sans précipitation.
Comment se passe un accompagnement après une séparation amoureuse ?
La première séance est généralement consacrée à comprendre le contexte : ce qui s’est passé, comment la personne vit la situation aujourd’hui, quels aspects lui semblent les plus douloureux ou les plus difficiles à traverser. Il ne s’agit pas d’établir un plan prédéfini, mais de partir de ce qui est réellement vécu par la personne.
Le rythme des séances est défini ensemble. Un suivi hebdomadaire peut s’avérer pertinent dans les premières semaines, quand les émotions sont encore très vives. Un rythme bimensuel peut convenir ensuite, pour consolider le travail en cours et laisser le temps de l’intégration entre les séances. Ce rythme évolue selon l’avancée du travail et les besoins de chacun.
L’approche utilisée s’appuie sur la formation ANDC® (Approche non directive créatrice), qui accorde une place centrale à la parole libre, à l’exploration intérieure sans jugement, et à la reconnaissance de ce que la personne porte en elle comme ressources. Cela ne signifie pas que la praticienne reste passive : elle guide, reformule, met en lumière ce qui émerge, et aide à donner du sens à ce qui peut sembler chaotique.


Qu’est-ce que la thérapie ACT apporte dans le contexte d’une rupture ?
La thérapie ACT aide à ne plus être en guerre contre ses propres émotions. C’est une approche fondée sur des recherches en psychologie comportementale, qui repose sur deux axes complémentaires : l’acceptation de ce qui ne peut pas être contrôlé, et l’engagement vers ce qui compte vraiment pour la personne.
Après une séparation, beaucoup d’énergie est dépensée à éviter la douleur — en se surchargeant d’activités, en ressassant sans cesse, en cherchant des explications qui n’arriveront jamais. L’ACT ne propose pas d’arrêter de souffrir. Elle propose de changer le rapport à la souffrance, pour qu’elle occupe moins toute la place et que la vie reprenne de la consistance.
La pleine conscience fonctionnelle, intégrée à cette approche, permet de développer une présence à ce que l’on ressent ici et maintenant, sans être emporté dans les ruminations du passé ou les angoisses liées à l’avenir. Cet apprentissage, progressif et concret, contribue à retrouver un ancrage intérieur solide — indépendamment de ce qui s’est passé dans la relation.
Pour qui est indiqué un accompagnement après une rupture amoureuse ?
Cet accompagnement s’adresse aux adultes qui traversent une séparation et qui ressentent que la douleur dépasse ce qu’ils arrivent à gérer seuls. Cela peut concerner une rupture récente, mais aussi une séparation survenue il y a plusieurs mois — voire plusieurs années — et dont les effets continuent de peser sur le quotidien ou sur les relations nouées depuis.
Il peut également concerner des personnes qui, après plusieurs relations marquées par les mêmes tensions ou les mêmes schémas de rupture, souhaitent comprendre ce qui se répète et pourquoi. Cette forme de répétition n’est pas une fatalité : elle est souvent le reflet de modes relationnels appris tôt, qui peuvent évoluer dès lors qu’on les observe avec le bon regard.
Les personnes qui consultent à Pegomas viennent parfois de Grasse, de Mougins, de Valbonne ou de Sophia Antipolis. Laetitia Lahanier reçoit également des personnes de Cannes, du Cannet, de Mandelieu ou de Mouans-Sartoux, où se situe l’un de ses cabinets, ainsi qu’à Callian. La visioconsultation permet par ailleurs un accompagnement sans contrainte de déplacement, quelle que soit la localisation.


Quels schémas relationnels peut-on travailler dans ce type d’accompagnement ?
Certaines personnes réalisent, au fil des séances, qu’elles ont tendance à s’effacer dans leurs relations, à peiner à exprimer leurs besoins, ou à choisir des partenaires qui confirment une image d’elles-mêmes forgée bien avant la relation. Ces schémas ne sont pas des défauts de caractère — ce sont des stratégies adaptatives qui ont eu leur utilité, mais qui peuvent devenir des freins.
Le travail consiste à rendre ces schémas visibles, à comprendre leur origine, et à explorer concrètement d’autres façons de fonctionner en relation. Cela passe par l’observation de ce qui se passe en séance, par des exercices de mise en conscience, et par l’exploration de ce que la personne vit au moment précis où elle traverse ces émotions.
Poser des limites, reconnaître ses propres besoins sans les minimiser, comprendre pourquoi certaines situations activent une réponse disproportionnée — autant de points de travail concrets qui peuvent transformer durablement la manière dont on vit ses relations, bien au-delà de la rupture qui a motivé la démarche initiale.
Combien de séances faut-il pour avancer après une séparation ?
Il n’existe pas de nombre de séances standard. Certaines personnes trouvent un premier soulagement significatif en quelques semaines ; d’autres ont besoin de plusieurs mois pour aller au fond de ce qu’elles portent. Ce qui compte, c’est que le rythme soit adapté à la réalité de chacun, pas à une norme extérieure.
Ce qui peut être dit avec certitude, c’est que la progression devient généralement perceptible assez tôt — non pas parce que la douleur disparaît, mais parce que la personne commence à la regarder différemment, à s’y orienter plutôt qu’à s’y noyer. Ce changement de posture est souvent le premier signe tangible que quelque chose évolue.
La durée et le rythme de l’accompagnement sont réévalués régulièrement, ensemble. L’objectif n’est pas de créer une dépendance au suivi, mais de construire une autonomie progressive — la capacité à traverser les moments difficiles sans perdre le fil de soi-même.

Une psychopraticienne à Pegomas pour traverser cette période avec le bon soutien
Laetitia Lahanier est psychopraticienne et thérapeute, titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, certifiée en ACT et formée à l’ANDC® au CRAM de Montréal. Son travail s’appuie sur une connaissance rigoureuse des mécanismes émotionnels et relationnels, mise au service d’un accompagnement ancré dans le concret et dans la réalité de chaque personne.
Les séances se déroulent en cabinet à Mouans-Sartoux ou à Callian, selon la localisation et les préférences de chacun. Pour les personnes qui préfèrent consulter depuis Pegomas sans se déplacer, la visioconsultation offre exactement le même cadre de travail, avec la même qualité d’écoute et la même profondeur d’échange. La prise de rendez-vous se fait directement en ligne.
Ce qui distingue cet accompagnement, c’est la combinaison d’une relation d’aide fondée sur l’écoute active et d’outils issus de la recherche en psychologie comportementale. Pour les personnes traversant une rupture à Pegomas et souhaitant reprendre pied sans attendre que le temps fasse seul son travail, une première séance avec Laetitia Lahanier peut être le point de départ d’un vrai changement de rapport à soi et aux autres.
