Pleurer sans savoir pourquoi : ce que vos larmes cherchent à vous dire
Vous êtes au volant, dans la file d’attente d’un supermarché, ou simplement assis sur votre canapé un soir ordinaire — et les larmes viennent. Sans événement déclencheur visible, sans deuil récent, sans raison que vous pourriez expliquer à quelqu’un. Cette expérience est plus fréquente qu’on ne le croit, et pourtant elle génère souvent une confusion profonde : si je ne sais pas pourquoi je pleure, comment pourrais-je aller mieux ?
Ce qui se passe dans ces moments-là n’est pas le signe que quelque chose « ne va pas » chez vous. C’est souvent le signal que quelque chose, en vous, cherche à être entendu. Les larmes sans cause apparente peuvent être l’expression d’une surcharge émotionnelle accumulée, d’une tension intérieure que les mots n’ont pas encore trouvé à nommer, ou d’un besoin longtemps ignoré qui finit par s’imposer. Comprendre ce qui se joue à cet endroit, c’est précisément ce que propose un accompagnement centré sur l’émotion.

Pourquoi pleure-t-on sans raison apparente ?
Les larmes sans cause identifiable ne sont pas irrationnelles. Elles traduisent souvent une réalité émotionnelle que l’esprit conscient n’a pas encore mise en mots. Le corps, lui, enregistre tout : les frustrations réprimées, les déceptions non exprimées, les moments où l’on a mis de côté ce que l’on ressentait pour continuer à fonctionner. Quand la charge devient trop lourde, l’émotion trouve sa propre sortie.
Dans d’autres situations, ces pleurs correspondent à une forme d’anxiété diffuse — une tension de fond que l’on ne relie pas nécessairement à un événement précis. On avance, on gère, on s’adapte. Puis, dans un moment de relâchement ou de calme, quelque chose lâche. Ce n’est pas une faiblesse, c’est une réponse du système nerveux à une pression que l’on portait sans en être pleinement conscient.
Il arrive aussi que ces larmes émergent lors de transitions de vie — une relation qui évolue, une phase professionnelle qui change, un rôle que l’on quitte ou que l’on endosse. Ces périodes brassent des émotions complexes, souvent mêlées, qui ne correspondent à aucun récit simple. L’accompagnement permet justement d’y mettre de la clarté, sans chercher à forcer une explication qui ne serait pas juste.
Comment un accompagnement peut aider à comprendre ses larmes ?
Un accompagnement orienté vers l’émotion ne cherche pas à faire taire les pleurs. Il cherche à comprendre ce qu’ils portent. La première séance est généralement consacrée à la compréhension du contexte : qu’est-ce qui se passe dans votre vie en ce moment, depuis combien de temps ressentez-vous cela, et dans quels moments ces larmes surgissent-elles le plus souvent ?
L’approche ACT — Thérapie d’Acceptation et d’Engagement — offre un cadre particulièrement adapté à ce type de vécu. Plutôt que de lutter contre ce que vous ressentez, elle invite à observer vos émotions avec une certaine distance intérieure, à identifier ce qu’elles signalent par rapport à vos valeurs et à vos besoins profonds. Ce n’est pas une méthode de suppression de l’émotion, mais bien une façon d’entrer en relation avec elle autrement.
Les séances durent en moyenne une heure. Le rythme peut être hebdomadaire dans un premier temps, puis s’espacer selon l’évolution de ce qui se travaille. L’objectif n’est pas de produire un résultat en un nombre déterminé de séances, mais de créer un espace dans lequel ce qui était diffus peut progressivement prendre forme, être nommé, et être traversé.


Qu’est-ce que l’approche ANDC® apporte face aux émotions débordantes ?
L’ANDC® — Approche non directive créatrice — est une méthode développée au CRAM de Montréal, fondée sur la psychologie humaniste et la relation d’aide. Elle repose sur un principe fondamental : chaque personne porte en elle les ressources nécessaires pour traverser ce qu’elle vit, à condition d’en avoir l’espace et le soutien. Laetitia Lahanier a été formée à cette approche, qui informe profondément sa façon d’accompagner.
Concrètement, cela signifie que les séances ne suivent pas un protocole figé. La direction vient de vous, de ce qui émerge dans la relation thérapeutique, de ce que vous apportez. Il ne s’agit pas de vous dire ce que vous devez ressentir ou comment interpréter vos pleurs, mais d’explorer ensemble ce qu’ils révèlent de votre monde intérieur.
Cette posture est particulièrement adaptée aux personnes qui ont du mal à mettre des mots sur ce qu’elles ressentent, qui ont l’habitude de « gérer » sans s’autoriser à ressentir, ou qui éprouvent une forme de honte à ne pas comprendre leurs propres réactions émotionnelles. L’espace créé par l’ANDC® est précisément un espace où cette honte peut être posée, examinée, et progressivement déposée.
Pour qui est pertinent cet accompagnement autour des pleurs sans raison ?
Cet accompagnement s’adresse à tout adulte qui se retrouve régulièrement submergé par des larmes qu’il ne s’explique pas, ou qui ressent une charge émotionnelle diffuse sans pouvoir la relier à un événement précis. Il n’est pas nécessaire de traverser une crise majeure pour chercher à comprendre ce que l’on porte.
Certaines personnes consultent après une période de surmenage pendant laquelle elles ont mis leurs émotions en veille. D’autres viennent parce qu’elles sentent qu’elles réagissent de façon disproportionnée à des situations du quotidien et veulent comprendre ce qui se joue vraiment. D’autres encore arrivent avec le sentiment d’être « à côté d’elles-mêmes », sans parvenir à nommer pourquoi.
Ce type de vécu peut aussi concerner des personnes qui ont des difficultés à exprimer leurs besoins, qui ont tendance à absorber les émotions des autres avant les leurs, ou qui évoluent dans un contexte relationnel tendu. Chaque situation est singulière, et c’est précisément à partir de cette singularité que l’accompagnement prend son sens.


Comment se déroule concrètement une séance autour de la gestion des émotions ?
La première séance pose les bases. Elle permet de comprendre votre histoire, ce que vous traversez au moment où vous consultez, et ce que vous attendez — ou ne savez pas encore attendre — de cet espace. Elle n’a pas vocation à produire des réponses immédiates, mais à créer les conditions d’une relation de confiance dans laquelle le travail émotionnel peut s’installer.
Les séances suivantes s’appuient sur ce qui émerge au fil du temps. Des outils issus de la pleine conscience fonctionnelle, propres à l’approche ACT, peuvent être mobilisés pour apprendre à observer ses émotions sans en être emporté — à ressentir sans être submergé. Ce n’est pas de la méditation au sens strictement spirituel, mais une façon concrète de développer une relation plus stable à ce que l’on vit intérieurement.
Le rythme bimensuel convient souvent aux personnes qui travaillent à approfondir une compréhension, sans nécessité d’un cadre hebdomadaire strict. L’espace entre deux séances fait partie du processus : c’est dans la vie quotidienne que ce qui a été exploré en séance prend racine et commence à changer quelque chose.
Quelle différence entre pleurer par tristesse et pleurer sans raison identifiable ?
Pleurer par tristesse, c’est une réponse émotionnelle que l’on peut généralement relier à un événement, une perte, une déception. Les larmes sans raison identifiable, elles, arrivent dans un vide apparent de cause — et c’est précisément ce vide qui peut être déstabilisant. On se retrouve à chercher une explication là où le corps a déjà répondu avant que le mental ne suive.
Cette différence n’est pas anecdotique. Elle dit quelque chose d’important sur la façon dont certaines émotions vivent en dehors du récit conscient que l’on se fait de sa vie. Une émotion n’a pas besoin d’un « bon » déclencheur pour être réelle et intense. Elle peut être le reflet de quelque chose de plus ancien, de plus enfoui, que les années de « tenir bon » ont recouvert sans le résoudre.
Comprendre cette distinction, c’est déjà commencer à sortir de la confusion que génèrent ces larmes inexpliquées. Ce n’est pas une question de fragilité, mais de profondeur : certaines personnes ressentent de façon intense ce que d’autres ne perçoivent qu’en surface, et cela demande un espace pour être apprivoisé, non jugé.

Prendre rendez-vous avec Laetitia Lahanier : un premier pas vers plus de clarté intérieure
Laetitia Lahanier est psychopraticienne, titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, certifiée en ACT et formée à l’ANDC® au CRAM de Montréal. Elle accompagne les adultes dans la compréhension de leurs émotions, de leurs schémas relationnels et de leurs difficultés à habiter pleinement ce qu’ils vivent. Les séances se tiennent en cabinet à Mouans-Sartoux et à Callian, et accueillent régulièrement des personnes venant de Grasse, Mougins, Valbonne ou Sophia Antipolis. Des personnes habitant Cannes, Antibes ou Le Cannet consultent également depuis le cabinet de Mouans-Sartoux ou en visioconsultation.
La visioconsultation permet à toute personne, où qu’elle se trouve en France, de bénéficier du même accompagnement qu’en présentiel. Ce format convient particulièrement aux personnes qui ont des contraintes de déplacement, qui se sentent plus à l’aise dans leur propre environnement, ou qui souhaitent travailler sur leurs émotions sans que la question de la distance soit un obstacle.
La prise de rendez-vous se fait directement en ligne. La première séance, d’une durée d’environ une heure, est pensée comme un espace d’écoute et d’exploration — sans attente de résultat immédiat, sans pression de « trouver la bonne réponse ». Si vous portez depuis un moment des larmes que vous ne comprenez pas, cet espace existe pour vous aider à les entendre autrement.
