Traverser un deuil : comment trouver un espace pour avancer à son propre rythme ?
Perdre quelqu’un — ou quelque chose qui comptait profondément — bouleverse les repères du quotidien. Les journées changent de texture, les émotions surgissent sans prévenir, et le simple fait de se lever le matin peut sembler demander un effort disproportionné. Ce que l’on ressent alors n’est pas toujours nommable, et c’est précisément ce qui rend la période de deuil si difficile à traverser seul.
Face à cette expérience, certaines personnes cherchent un espace pour déposer ce qu’elles portent, sans avoir à tout expliquer, ni à se justifier. Un espace où la tristesse, la colère, le vide ou même le soulagement peuvent coexister sans être hiérarchisés. Un tel accompagnement, lorsqu’il est bien ajusté à la réalité de chacun, peut faire une différence concrète dans la façon dont on parvient à reprendre pied.

Qu’est-ce que le deuil provoque réellement sur le plan émotionnel ?
Le deuil ne suit pas un chemin prévisible. C’est une réalité que la recherche en psychologie humaniste a largement documentée : les émotions ne s’enchaînent pas selon un schéma fixe, elles reviennent, se superposent, se contredisent parfois. Une personne peut ressentir de la colère là où elle attendait de la tristesse, ou éprouver un moment de légèreté qu’elle ne sait pas comment interpréter.
Ce désordre intérieur est normal. Il reflète la complexité du lien que l’on avait avec ce que l’on a perdu. Ce qui importe, c’est de ne pas rester seul face à ces états émotionnels — surtout lorsqu’ils commencent à envahir les relations, le sommeil ou la capacité à fonctionner au quotidien.
Comprendre ce qui se passe en soi, sans se juger, est souvent le premier pas. Nommer une émotion — même approximativement — change déjà quelque chose dans la manière dont elle peut être traversée. C’est sur ce terrain que débute un accompagnement orienté vers la relation d’aide.
Comment l’ACT peut-elle aider à traverser une période de deuil ?
La Thérapie d’Acceptation et d’Engagement, connue sous l’acronyme ACT, repose sur une idée centrale : il n’est pas nécessaire de faire disparaître la douleur pour recommencer à vivre. Cette approche, ancrée dans la psychologie comportementale contemporaine, invite à modifier le rapport aux émotions difficiles plutôt qu’à les combattre.
Dans le cadre d’un deuil, l’ACT offre des outils concrets. Elle aide à identifier les valeurs profondes qui peuvent servir de boussole dans les périodes de chaos émotionnel. Elle mobilise également des techniques de pleine conscience fonctionnelle pour observer ce qui se passe à l’intérieur sans en être submergé.
Concrètement, chaque séance — d’une durée moyenne d’une heure — devient un espace pour expérimenter ces outils, les relier à des situations vécues, et réapprendre progressivement à s’engager dans ce qui a du sens. L’approche n’impose pas de rythme : elle s’ajuste à ce que la personne est en mesure de mobiliser au moment où elle vient consulter.


Pourquoi le deuil mérite un accompagnement spécifique et non un soutien généraliste ?
Un entourage aimant peut offrir beaucoup, mais il ne peut pas toujours tenir cet espace particulier qu’est la relation d’aide professionnelle. Lorsque la douleur s’étire dans le temps, lorsque les proches ne savent plus quoi dire, ou lorsque la personne en deuil sent qu’elle « devrait aller mieux », un cadre thérapeutique dédié devient précieux.
Ce cadre n’est pas celui d’une consultation médicale. Il s’agit d’un espace relationnel, orienté par des méthodes validées — ici, l’ANDC® (Approche non directive créatrice) et l’ACT — qui permettent à la personne d’avancer à partir de ce qu’elle vit réellement, et non à partir de ce qu’elle croit devoir ressentir.
La première séance est généralement consacrée à la compréhension du contexte : ce qui s’est passé, comment la personne le vit au quotidien, ce qu’elle attend de cet accompagnement. Il n’y a rien à préparer, rien à formuler parfaitement. Le point de départ, c’est simplement là où l’on en est.
Combien de séances sont nécessaires pour avancer après une perte ?
Il n’existe pas de réponse universelle. La durée d’un accompagnement autour du deuil dépend de nombreux facteurs : l’histoire personnelle, la nature de la perte, les ressources disponibles, et la façon dont les émotions se manifestent dans le quotidien.
En pratique, un rythme hebdomadaire est souvent recommandé dans les premières semaines, pour maintenir une continuité dans le travail émotionnel. Selon l’évolution, ce rythme peut devenir bimensuel — une fois toutes les deux semaines — pour laisser davantage de place à l’intégration entre les séances.
Certaines personnes trouvent un appui significatif en quelques mois ; d’autres choisissent de poursuivre plus longtemps, notamment lorsque le deuil réactive des schémas anciens ou des difficultés relationnelles préexistantes. L’accompagnement n’a pas de durée imposée : c’est la personne qui reste au centre de ce qui est décidé.


Pour qui est cet accompagnement autour du deuil à Mouans-Sartoux ?
Cet accompagnement s’adresse à des adultes qui traversent une perte, quelle qu’en soit la forme. La perte d’un proche, bien sûr, mais aussi la fin d’une relation de longue durée, la perte d’un emploi structurant, un déménagement vécu comme une rupture, ou encore la perte de soi dans une période de transformation profonde.
Les personnes qui viennent en cabinet à Mouans-Sartoux arrivent avec des vécus très différents. Certaines n’ont jamais parlé à personne de ce qu’elles portent. D’autres ont déjà essayé d’avancer seules et sentent que quelque chose bloque. D’autres encore ont entamé un travail sur elles-mêmes et souhaitent approfondir leur compréhension de leurs réactions émotionnelles face à la perte.
Les séances en visioconsultation permettent également à des personnes éloignées géographiquement d’accéder à cet accompagnement sans contrainte de déplacement. Des adultes venant de Grasse, de Mougins, de Valbonne ou de Sophia Antipolis consultent ainsi régulièrement, depuis leur domicile ou un espace calme de leur choix.
Quel accompagnement propose Laetitia Lahanier pour traverser un deuil à Mouans-Sartoux ?
Laetitia Lahanier est psychopraticienne, titulaire d’un Master 1 en psychologie clinique et pathologique, formée à l’ANDC® au CRAM de Montréal et certifiée en ACT. Ces formations lui permettent de travailler avec des personnes en deuil à partir d’outils précis, ancrés dans des approches reconnues, tout en maintenant une qualité de présence attentive à ce que vit chaque individu.
En cabinet à Mouans-Sartoux, elle accueille des adultes qui souhaitent traverser leur deuil dans un cadre structuré, sans pression de résultat. Les séances durent en moyenne une heure. La prise de rendez-vous se fait en ligne, et un premier échange permet de vérifier si le cadre proposé correspond à ce que la personne recherche. Des personnes venant de Cannes, d’Antibes, du Cannet ou de Mandelieu consultent également, certaines en cabinet, d’autres en visio selon leurs disponibilités.
La relation d’aide qui s’instaure au fil des séances repose sur une écoute active et une utilisation ciblée des outils ACT — défusion cognitive, clarification des valeurs, acceptation des émotions difficiles. Laetitia Lahanier ne promet pas un chemin sans douleur, mais un espace où cette douleur peut être traversée avec davantage de clarté et de stabilité intérieure.
